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Fertiliser le cannabis : quand et comment

Bien fertiliser le cannabis : nutriments, dosage et pratiques de fertilisation

Mis à jour: septembre 2026 | Fertiliser le cannabis : guide pratique pour débutants sur le début de la fertilisation, la fréquence, le dosage, le NPK, la croissance, la floraison, la terre, la coco, le pH, l’EC et les remèdes maison.
Auteur: Cannapot Grow Team | Temps de lecture : environ vingt minutes

Plant de cannabis correctement fertilisé avec une solution nutritive

L’essentiel en un coup d’œil

Le cannabis ne doit pas être fertilisé selon un calendrier fixe. Le moment où un apport d’engrais est nécessaire dépend surtout du stade de développement, du substrat et de l’apport nutritif déjà disponible.

Au départ, les semis n’ont besoin que de très peu de nutriments. Une terre fortement préfertilisée ou un apport d’engrais supplémentaire peut endommager les jeunes racines sensibles et, dans le pire des cas, détruire les semis. Pour les premiers jours, un substrat de semis doux, faiblement fertilisé ou non fertilisé, sans apport d’engrais supplémentaire, est donc généralement le choix le plus sûr.

La fréquence et l’intensité de la fertilisation dépendent de l’engrais et du système de culture. Il n’existe pas de dosage fixe convenant de la même manière à toutes les plantes de cannabis.

Les besoins en nutriments évoluent au cours du cycle de culture. Croissance, préfloraison et floraison présentent des exigences différentes – davantage d’engrais ne signifie pas automatiquement une meilleure croissance.

Des feuilles jaunes ou décolorées ne signifient pas automatiquement une carence nutritive. Le pH, un arrosage inadapté ou des problèmes au niveau des racines peuvent également perturber l’absorption des nutriments.

Pourquoi faut-il fertiliser le cannabis ?

Au cours de son développement, le cannabis a besoin de différents nutriments qu’il absorbe par les racines et utilise pour la croissance des racines, des feuilles, des pousses puis des fleurs. Il s’agit principalement de l’azote, du phosphore et du potassium, mais aussi du calcium, du magnésium et de divers oligo-éléments.

La quantité de nutriments qui doit être ajoutée sous forme d’engrais dépend fortement du substrat et du système de culture utilisés. La terre peut déjà contenir des nutriments et les libérer sur une période prolongée. La coco, la laine de roche et d’autres supports largement pauvres en nutriments sont en revanche alimentés de manière ciblée par la solution nutritive.

Bien fertiliser ne signifie donc pas donner à une plante de cannabis le plus de nutriments possible. L’essentiel est de lui fournir une nutrition adaptée à ses besoins réels. Trop peu d’engrais peut limiter la croissance, tandis qu’un excès peut endommager la plante. Pour les débutants en particulier, un système de fertilisation simple et clair est généralement plus facile à contrôler qu’une combinaison de nombreux engrais et additifs différents.

De quels macro- et micronutriments le cannabis a-t-il besoin ?

Les principaux macronutriments du cannabis sont l’azote, le phosphore et le potassium. La plante a également besoin, entre autres, de calcium, de magnésium, de soufre et de divers oligo-éléments. Les quantités nécessaires évoluent au cours du cycle de culture. La taille et le développement de la plante, le substrat, l’espace racinaire et les conditions de culture influencent également les besoins réels.

L’azote est particulièrement important pour la croissance végétative et la formation de matière végétale verte. Le phosphore intervient notamment dans les transferts d’énergie et de nombreux processus métaboliques. Le potassium joue un rôle important dans la gestion de l’eau et dans différents processus internes de la plante. Le calcium et le magnésium font également partie d’une nutrition équilibrée.

Le cannabis a en outre besoin de petites quantités de micronutriments tels que le fer, le manganèse, le bore, le zinc, le cuivre et le molybdène. Bien qu’ils ne soient requis qu’en faibles quantités, ils sont eux aussi importants pour un développement sain.

Que signifie NPK pour un engrais destiné au cannabis ?

NPK désigne les trois principaux nutriments : azote (N), phosphore (P) et potassium (K). L’indication NPK d’un engrais montre dans quel rapport ou à quelle concentration ces nutriments sont présents. Elle permet de comparer différents engrais entre eux.

Les valeurs NPK seules ne permettent toutefois pas de déterminer si un engrais convient au cannabis ou à une phase de croissance particulière. Un engrais de base peut par exemple déjà contenir du calcium, du magnésium et des oligo-éléments, tandis que d’autres systèmes de fertilisation utilisent des composants supplémentaires pour les apporter. Il faut donc toujours considérer la composition globale.

Des valeurs particulièrement élevées en phosphore ou en potassium ne sont pas automatiquement meilleures non plus. Surtout pendant la floraison, des teneurs élevées en PK sont souvent mises en avant. Une plante de cannabis ne peut toutefois utiliser utilement que la quantité de nutriments dont elle a réellement besoin.

À partir de quand faut-il fertiliser le cannabis ?

Il faut commencer à ajouter de l’engrais uniquement lorsque la plante de cannabis a réellement besoin de nutriments supplémentaires. Les semis, en particulier, ont besoin de très peu de nutriments au début. Une terre fortement préfertilisée ou un apport d’engrais supplémentaire peut endommager les jeunes racines sensibles et, dans le pire des cas, détruire complètement un semis.

Pour les premiers jours et la phase précoce du semis, un substrat de semis doux, faiblement fertilisé ou non fertilisé, convient donc particulièrement bien. Un apport d’engrais supplémentaire n’est normalement pas nécessaire à ce stade. Ce n’est qu’avec l’augmentation de la taille de la plante et le développement du système racinaire que ses besoins nutritifs augmentent.

Le moment où ce stade est atteint dépend notamment du substrat. Avec une terre préfertilisée, il faut tenir compte de la quantité de nutriments déjà présents. Ajouter de l’engrais alors que le substrat en contient encore suffisamment augmente le risque de suralimentation. En coco, en laine de roche ou dans d’autres supports largement pauvres en nutriments, la nutrition doit en revanche être organisée différemment dès le départ.

Faut-il déjà fertiliser les semis de cannabis ?

Non, dans la terre, les semis de cannabis n’ont normalement pas encore besoin d’engrais supplémentaire. À ce stade précoce, le système racinaire est petit et les besoins en nutriments sont donc faibles. Un substrat de semis doux, faiblement fertilisé ou non fertilisé, constitue généralement le meilleur choix.

Une terre fortement préfertilisée ou des apports d’engrais supplémentaires peuvent être excessifs pour les jeunes plantes. Les racines sensibles peuvent être endommagées et, dans le pire des cas, le semis peut dépérir complètement. Il ne faut donc pas commencer à fertiliser par précaution tant que la jeune plante est encore suffisamment nourrie.

La situation est différente avec la coco, la laine de roche ou d’autres supports pratiquement dépourvus de nutriments. Les nutriments nécessaires doivent alors être fournis par une solution nutritive suffisamment douce. Dans ce cas, la fertilisation dépend du système de culture utilisé et doit être adaptée aux jeunes plantes.

À partir de quand fertiliser avec une terre préfertilisée ?

Avec une terre préfertilisée, il ne faut ajouter de l’engrais que lorsque les nutriments déjà présents sont progressivement épuisés. Il est impossible d’indiquer de manière générale combien de jours ou de semaines la préfertilisation suffit. Cela dépend notamment de l’intensité de la préfertilisation, de la taille du pot, de la taille de la plante et de sa vitesse de croissance.

Les indications du fabricant du terreau peuvent servir de repère. Elles ne doivent toutefois pas être interprétées comme une date précise à laquelle il faudrait automatiquement commencer à fertiliser. Une petite plante dans un grand volume de terre fraîche consomme les nutriments présents beaucoup plus lentement qu’une plante vigoureuse dans un pot déjà fortement colonisé par les racines.

Comment reconnaître que les réserves nutritives de la terre diminuent ?

Pour estimer si les réserves nutritives d’une terre commencent à s’épuiser, il faut surtout tenir compte du temps passé dans le substrat, de l’intensité de la préfertilisation et du développement de la plante. L’objectif n’est pas d’attendre qu’une carence nutritive nette apparaisse avant de fertiliser, mais de poursuivre l’apport de manière précoce et prudente.

Si les feuilles deviennent plus claires ou se décolorent, ou si la croissance ralentit, cela ne signifie toutefois pas automatiquement qu’il faut davantage d’engrais. Un arrosage inadapté, un pH incorrect ou des problèmes au niveau des racines peuvent aussi perturber l’absorption des nutriments. Nous expliquons en détail comment reconnaître une véritable carence et la distinguer d’autres causes dans notre guide sur les carences nutritives du cannabis.

Comparaison de la fertilisation du cannabis en terre et en coco

À quelle fréquence faut-il fertiliser le cannabis ?

La fréquence de fertilisation du cannabis dépend surtout du substrat, de l’engrais utilisé et des besoins nutritifs de la plante. Il n’existe donc pas de règle générale comme « une fois par semaine ». Il ne faut pas non plus utiliser systématiquement de l’engrais à chaque arrosage.

En culture sur terre, il peut rester suffisamment de nutriments dans le substrat entre deux apports d’engrais. En coco et dans les systèmes hydroponiques, l’alimentation se fait en revanche régulièrement par la solution nutritive. Le type d’engrais joue également un rôle : un engrais organique à libération lente ne s’utilise pas de la même manière qu’un engrais liquide ajouté à l’eau d’arrosage.

Faut-il fertiliser le cannabis à chaque arrosage ?

Non, le cannabis ne doit pas être fertilisé à chaque arrosage. En particulier dans la terre, un apport d’engrais peut encore fournir suffisamment de nutriments au-delà de l’arrosage suivant. La fréquence à laquelle l’engrais est ajouté à l’eau d’arrosage dépend donc du substrat, de l’engrais et de l’état de la plante.

En coco et en hydro, la situation est différente, car l’apport nutritif fait partie de l’irrigation régulière. La méthode utilisée dans ces systèmes ne doit donc pas être simplement transposée à la culture en terre.

Fertilisation et arrosage restent néanmoins étroitement liés. Si un pot reste constamment trop humide, les racines peuvent rencontrer des problèmes indépendamment de la quantité d’engrais. Si le substrat sèche très rapidement, il faut au contraire arroser plus souvent. Nous expliquons en détail comment évaluer le poids du pot, l’humidité du substrat et le bon moment pour arroser dans notre guide sur le bon arrosage du cannabis.

Pourquoi n’existe-t-il pas de programme universel de fertilisation ?

Un programme de fertilisation est toujours conçu pour certains engrais et systèmes de culture et ne peut donc servir que de repère. Deux produits peuvent fournir des quantités de nutriments totalement différentes pour un même dosage en millilitres par litre. Le substrat, la qualité de l’eau, la taille du pot et le stade de développement influencent également les besoins réels.

Il ne faut donc pas combiner sans réflexion les programmes de fertilisation de différents fabricants. Un engrais de base d’un système et un additif d’un autre peuvent par exemple contenir les mêmes nutriments et conduire à une quantité totale inutilement élevée. Pour les débutants en particulier, un système de fertilisation simple est plus facile à contrôler qu’un mélange de nombreux engrais et additifs.

De quelle quantité d’engrais le cannabis a-t-il besoin ?

La quantité d’engrais nécessaire au cannabis ne peut pas être indiquée de manière générale en millilitres par litre. Les engrais diffèrent considérablement par leur concentration et leur composition. Un dosage adapté pour un produit peut déjà être nettement trop élevé pour un autre.

La quantité nécessaire dépend également du stade de développement, du substrat, de l’eau et de l’état de la plante. Lorsqu’on utilise un nouvel engrais, il ne faut donc pas commencer automatiquement avec la dose maximale indiquée. Davantage d’engrais n’entraîne pas nécessairement une croissance plus rapide – une concentration trop élevée peut au contraire stresser ou endommager la plante.

Comment interpréter les indications du fabricant pour la fertilisation du cannabis ?

Les indications de dosage du fabricant constituent le meilleur point de départ pour le produit concerné, mais ne doivent pas être considérées comme une règle rigide. Il faut d’abord vérifier si le programme de fertilisation est prévu pour la terre, la coco ou l’hydro, et si la quantité indiquée s’applique à chaque arrosage ou seulement à certains apports d’engrais.

L’eau utilisée influence elle aussi l’alimentation nutritive. Selon la région, l’eau du robinet contient déjà des quantités différentes de minéraux dissous, tandis qu’une eau très douce ou osmosée présente une situation de départ différente. Si l’on utilise la valeur EC pour contrôler la solution nutritive, il faut donc également tenir compte de la valeur initiale de l’eau utilisée.

Pourquoi est-il souvent judicieux de doser prudemment ?

Lors de la fertilisation, il est généralement préférable de commencer prudemment et d’ajuster progressivement la quantité si nécessaire. Une dose d’engrais trop faible peut facilement être augmentée, tandis qu’une forte surfertilisation peut endommager la plante et être beaucoup plus difficile à corriger.

Une prudence particulière est nécessaire avec une terre préfertilisée. Tant que le substrat contient encore suffisamment de nutriments, un apport supplémentaire d’engrais liquide peut rapidement devenir excessif. Si une terre fortement préfertilisée est combinée à une dose élevée d’engrais, le risque de suralimentation et d’une concentration excessive de sels dans la zone racinaire augmente.

À retenir : Plus d’engrais ne signifie pas plus de croissance. Commence plutôt prudemment et n’augmente la dose que si la plante a réellement besoin de davantage de nutriments. Une surfertilisation peut endommager le cannabis bien plus fortement qu’un dosage initial légèrement trop faible.

Quel rôle joue la valeur EC dans le dosage ?

La valeur EC donne une indication de la quantité de sels dissous présents dans l’eau ou dans la solution nutritive. En particulier avec une fertilisation minérale, elle peut aider à contrôler la concentration d’une solution nutritive et à mieux évaluer les variations.

La valeur EC n’indique toutefois pas quels nutriments précis sont présents ni si leurs proportions sont équilibrées. Une valeur élevée ne signifie donc pas automatiquement qu’une plante est particulièrement bien nourrie. Des concentrations trop élevées peuvent même perturber l’absorption de l’eau et des nutriments. La valeur EC doit donc toujours être interprétée avec l’engrais utilisé, l’eau de départ, le substrat et le stade de développement de la plante.

Bien fertiliser le cannabis – besoins nutritifs selon le stade de croissance

Les besoins en nutriments du cannabis évoluent tout au long du cycle de culture. Les semis se contentent de très peu, tandis que les besoins augmentent avec la taille et l’intensification de la croissance. Lors du passage à la floraison, les exigences concernant la composition de l’apport nutritif évoluent à leur tour.

Cela ne signifie toutefois pas que toutes les plantes de cannabis peuvent être nourries selon le même programme de fertilisation. La variété, la taille de la plante, le substrat et le système de culture influencent les besoins réels. Les caractéristiques génétiques peuvent également varier considérablement entre les différentes graines de cannabis et les variétés qui en sont issues. Les phases de croissance suivantes servent donc de repère et non de programme rigide.

Le type de graines ne permet toutefois pas, à lui seul, de déterminer les besoins en engrais. Une plante issue de graines de cannabis régulières, par exemple, doit elle aussi être fertilisée en fonction de son développement, de sa taille, du substrat et des conditions de culture.

Phase de la plante Besoins nutritifs À quoi faire attention ? Erreur typique
Germination / semis très faibles ; un apport d’engrais supplémentaire dans la terre n’est normalement pas nécessaire utiliser un substrat de semis doux, faiblement fertilisé ou non fertilisé fertiliser trop tôt ou utiliser une terre fortement préfertilisée
Jeune plante augmentent avec la taille et le développement des racines tenir compte du substrat, de la taille de la plante et de l’apport nutritif déjà disponible utiliser immédiatement la dose complète d’un programme de fertilisation
Phase de croissance en augmentation ; l’azote est particulièrement important pour la croissance végétative adapter la quantité d’engrais au développement de la plante chercher à forcer une croissance plus rapide en ajoutant toujours plus d’engrais
Préfloraison / transition évoluent avec le passage de la croissance à la floraison passer progressivement à l’alimentation nutritive de floraison supprimer brutalement l’azote ou apporter immédiatement de fortes quantités de PK
Floraison alimentation toujours équilibrée ; le rapport entre les nutriments évolue doser l’engrais de floraison en fonction du substrat, du système et du développement de la plante doser le phosphore et le potassium selon le principe « plus, c’est mieux »
Floraison avancée diminuent à mesure que la maturité progresse, selon la plante et le système de culture adapter la fertilisation au stade de maturité et au système utilisé appliquer des règles rigides comme « ne plus fertiliser X jours avant la récolte »

Le tableau sert volontairement de repère et ne contient aucun dosage fixe. La quantité réellement nécessaire au cannabis dépend non seulement du stade de développement, mais aussi du substrat, du système de fertilisation, de la taille de la plante et des conditions de culture. Il n’existe donc pas de valeur NPK ou ml/L fixe valable pour toutes les plantes. Nous expliquons séparément tout le développement, de la germination à la récolte, dans notre guide sur le cycle de culture du cannabis.

Comment fertiliser le cannabis pendant la phase de croissance ?

Pendant la phase de croissance, les besoins nutritifs augmentent avec la taille et le développement racinaire de la plante de cannabis. L’azote joue alors un rôle particulièrement important dans la formation des feuilles et des pousses. La plante continue également d’avoir besoin d’un apport équilibré des autres macro- et micronutriments.

Une petite jeune plante a besoin de nettement moins d’engrais qu’une plante vigoureuse juste avant la floraison. La quantité d’engrais doit donc être adaptée au développement de la plante et ne pas dépendre uniquement de son âge en semaines. Le substrat, la taille du pot et les conditions de culture influencent aussi la vitesse à laquelle les nutriments disponibles sont consommés.

Comment fertiliser le cannabis pendant la préfloraison ?

Pendant la préfloraison, l’alimentation nutritive ne doit pas être modifiée brutalement, mais passer progressivement de la phase de croissance à la phase de floraison. Le cannabis ne cesse pas soudainement de pousser lorsque la floraison commence. Pendant la phase de transition en particulier, la plante peut encore fortement gagner en hauteur et en masse végétale.

L’azote reste donc nécessaire au début de la floraison. En parallèle, les besoins nutritifs évoluent avec la formation croissante des fleurs. Il n’est donc pas judicieux de supprimer complètement l’azote dès les premiers signes de floraison tout en apportant de grandes quantités de phosphore et de potassium. Avec les systèmes de fertilisation en plusieurs composants, la transition doit s’effectuer progressivement conformément au schéma prévu.

À quelle fréquence et avec quoi fertiliser le cannabis pendant la floraison ?

La fréquence de fertilisation du cannabis pendant la floraison dépend toujours du substrat et du système de fertilisation utilisé. Un engrais de floraison adapté doit fournir à la plante un apport équilibré des nutriments nécessaires à ce stade. Le phosphore et le potassium jouent un rôle important, mais des dosages PK extrêmement élevés ne produisent pas automatiquement des fleurs plus grosses ou de meilleure qualité.

L’azote reste lui aussi nécessaire pendant la floraison, généralement dans un autre rapport que pendant la forte croissance végétative. Le calcium, le magnésium, le soufre et divers oligo-éléments restent également des éléments d’une nutrition complète. Nous expliquons en détail comment le cannabis évolue pendant cette phase de développement dans notre guide sur la floraison du cannabis semaine après semaine.

Fertiliser le cannabis pendant la croissance, la préfloraison et la floraison

Combien de temps avant la récolte faut-il encore fertiliser le cannabis ?

Il n’existe pas de nombre fixe de jours avant la récolte à partir duquel il faudrait systématiquement arrêter de fertiliser le cannabis. Le moment où la fertilisation est réduite ou arrêtée dépend du substrat, du système de fertilisation utilisé et de l’alimentation nutritive jusqu’alors.

Il est souvent recommandé de n’arroser le cannabis qu’avec de l’eau pendant une certaine période avant la récolte afin de « rincer » les plantes. Une telle durée fixe ne peut toutefois pas être appliquée à toutes les plantes et à tous les systèmes de culture. Avec une fertilisation minérale, l’apport de nutriments peut être réduit vers la fin de la floraison ou adapté au programme de fertilisation utilisé.

Avec une terre fertilisée de manière organique, la situation est différente : les nutriments déjà présents dans le substrat et progressivement rendus disponibles ne peuvent pas être simplement supprimés en arrêtant l’engrais liquide. Plutôt qu’une règle rigide du type « X jours avant la récolte », il est donc plus important de ne pas surcharger inutilement le cannabis en engrais pendant la floraison avancée et d’adapter l’alimentation au degré de maturité de la plante.

Faut-il fertiliser le cannabis après le rempotage ?

Non, le cannabis ne doit pas être automatiquement fertilisé après le rempotage. Lorsqu’une plante est placée dans une terre fraîche contenant déjà des nutriments, celle-ci peut d’abord assurer une partie ou la totalité de l’alimentation nécessaire. Un apport d’engrais supplémentaire immédiatement après le rempotage peut alors être inutile et, avec une terre fortement préfertilisée, même entraîner une suralimentation.

La reprise de la fertilisation dépend donc de la terre utilisée et du système de fertilisation appliqué jusqu’alors. Avec une terre faiblement fertilisée ou non fertilisée, un apport supplémentaire peut devenir nécessaire plus tôt qu’avec un substrat fortement préfertilisé.

En coco, en laine de roche ou dans d’autres supports largement dépourvus de nutriments, les conditions sont différentes. Si la plante y est déjà nourrie par une solution nutritive, cet apport est poursuivi après le rempotage conformément au système utilisé. Le rempotage en lui-même n’est donc pas une raison d’ajouter automatiquement une dose d’engrais supplémentaire.

Nous expliquons en détail quand rempoter le cannabis, quelle taille de pot choisir et comment déplacer la motte racinaire avec le plus de précautions possible dans notre guide sur le rempotage du cannabis.

Quel engrais convient au cannabis ?

Les engrais organiques comme les engrais minéraux conviennent au cannabis s’ils fournissent à la plante tous les nutriments nécessaires et sont adaptés au substrat utilisé. Le choix de la variante la plus appropriée dépend surtout du système de culture et du niveau de contrôle direct souhaité sur l’alimentation nutritive.

Engrais organique ou minéral ?

Caractéristique Fertilisation organique Fertilisation minérale
Apport nutritif les nutriments ne deviennent parfois disponibles qu’après l’action des micro-organismes et des processus biologiques dans le substrat les nutriments sont principalement présents sous une forme directement assimilable par la plante
Facilité de contrôle la libération dépend notamment de la vie du sol, de l’humidité et de la température la concentration de la solution nutritive peut généralement être dosée et contrôlée directement
Ajustements les modifications de l’apport nutritif peuvent agir avec retard selon le système le dosage peut être modifié rapidement, mais un surdosage peut lui aussi se manifester plus vite
Utilisation typique terre, substrats organiques et Living Soil selon le produit : terre, coco et systèmes hydroponiques

Les deux variantes peuvent fournir au cannabis une alimentation nutritive fiable. Les engrais organiques ne protègent toutefois pas automatiquement contre la surfertilisation : les substrats organiques ou les engrais solides peuvent eux aussi contenir trop de nutriments. Les engrais minéraux sont généralement plus rapides et plus précis à doser, mais exigent eux aussi une gestion attentive de la concentration de la solution nutritive.

Engrais liquide ou engrais à libération lente ?

L’engrais liquide est apporté via l’eau d’arrosage ou la solution nutritive et peut donc être ajusté relativement rapidement. Les engrais à libération lente et les engrais solides libèrent en revanche leurs nutriments dans le substrat sur une période plus longue. Le choix dépend du système de culture utilisé et du niveau de contrôle souhaité sur l’alimentation nutritive.

Dans les substrats organiques, les engrais solides ou à libération lente peuvent être incorporés avant la plantation ou ajoutés plus tard. L’engrais liquide est en revanche ajouté à l’eau d’arrosage selon un dosage défini et peut être ajusté plus facilement si nécessaire.

Il ne faut pas combiner différents systèmes de fertilisation sans raison. Si la terre contient par exemple déjà un engrais à libération lente et que l’on ajoute régulièrement un engrais liquide, il peut rapidement devenir difficile de savoir quelle quantité totale de nutriments est disponible pour la plante. Cela augmente le risque de suralimentation.

Quelle est la différence entre un engrais de croissance et un engrais de floraison ?

Les engrais de croissance et de floraison se distinguent principalement par le rapport entre les nutriments qu’ils contiennent. L’engrais de croissance est adapté à la phase végétative, durant laquelle le cannabis produit de nombreuses nouvelles feuilles et pousses et présente un besoin relativement élevé en azote. L’engrais de floraison tient au contraire compte de l’évolution des besoins nutritifs pendant la formation des fleurs.

Cela ne signifie toutefois pas que le cannabis n’a plus besoin que de phosphore et de potassium pendant la floraison. L’azote, le calcium, le magnésium, le soufre et divers oligo-éléments restent importants. Un bon engrais de floraison assure donc toujours une nutrition équilibrée au lieu de chercher uniquement à fournir des valeurs PK aussi élevées que possible.

Les boosters PK supplémentaires ou autres additifs de floraison ne sont pas indispensables par principe. Si de tels produits sont utilisés, ils doivent être compatibles avec l’engrais de base et son schéma de dosage. L’utilisation simultanée de plusieurs produits aux ingrédients similaires peut augmenter inutilement la concentration en nutriments.

Bien fertiliser le cannabis en terre, coco et hydro

La manière de fertiliser le cannabis dépend en grande partie du fait que la plante pousse en terre, en coco ou dans un système hydroponique. Ces différents supports stockent et fournissent les nutriments de manière différente. Un programme de fertilisation conçu pour la terre ne peut donc pas être simplement transposé à la coco ou à l’hydro.

Support Apport nutritif Important lors de la fertilisation
Terre peut être faiblement, fortement ou pas du tout préfertilisée tenir compte des nutriments déjà présents et ne pas fertiliser automatiquement en supplément
Coco les nutriments sont principalement apportés par la solution nutritive contrôler la solution nutritive, le pH, l’EC, l’irrigation et le drainage
Hydro / laine de roche l’alimentation se fait presque entièrement par la solution nutritive contrôler précisément la concentration, le pH et la composition de la solution nutritive

Comment fertiliser le cannabis en terre ?

Lorsqu’on fertilise du cannabis en terre, il faut d’abord tenir compte de la quantité de nutriments déjà présente dans le substrat utilisé. La terre peut être fortement, faiblement ou pas du tout préfertilisée. Cela détermine en grande partie le moment où il faut commencer un apport supplémentaire d’engrais.

Avec une terre fortement préfertilisée, l’alimentation nutritive déjà présente peut d’abord suffire. Un engrais liquide supplémentaire n’est alors pas automatiquement nécessaire et peut, à dose trop élevée, entraîner une suralimentation. Avec une terre faiblement ou non préfertilisée, il faut en revanche surveiller plus tôt le moment où la plante aura besoin de nutriments supplémentaires.

Dans une terre organique, certains nutriments sont rendus disponibles par les micro-organismes et d’autres processus biologiques dans le substrat. L’alimentation ne peut donc pas être contrôlée aussi directement qu’avec une solution nutritive minérale. Quelle que soit la terre utilisée, la règle reste la même : il faut fertiliser en fonction des besoins réels et non uniquement selon un calendrier fixe.

Comment fertiliser le cannabis en coco ?

En culture sur coco, les nutriments nécessaires sont principalement apportés par la solution nutritive. La coco se distingue nettement de la terre et ne doit donc pas être gérée selon les mêmes règles de fertilisation et d’arrosage.

Outre la composition et la concentration de la solution nutritive, le pH, l’EC, l’irrigation et le drainage jouent également un rôle important en coco. Les engrais spécifiques Coco sont adaptés aux propriétés de ce support. Passer de la terre à la coco implique donc non seulement de changer de substrat, mais aussi d’adapter l’alimentation nutritive et l’irrigation.

Qu’est-ce qui change pour la fertilisation en hydro et en laine de roche ?

Dans les systèmes hydroponiques et avec la laine de roche, les nutriments nécessaires sont fournis presque entièrement par la solution nutritive. Cela permet de contrôler l’alimentation de manière très précise. En même temps, une concentration nutritive trop élevée ou un pH inadapté peut affecter la plante plus rapidement qu’en culture sur terre.

La solution nutritive doit donc être contrôlée régulièrement et adaptée au système utilisé ainsi qu’au stade de développement des plantes. Pour mieux connaître les différences entre les différents supports de culture, consulte notre comparatif Le meilleur support pour le cannabis – terre, coco ou laine de roche.

Fertiliser le cannabis en terre, coco et laine de roche

Pourquoi les valeurs de pH et d’EC sont-elles importantes lors de la fertilisation ?

Les valeurs de pH et d’EC permettent de mieux contrôler l’alimentation nutritive du cannabis. Le pH influence la disponibilité de certains nutriments dans la zone racinaire. L’EC donne en revanche une indication de la concentration de sels dissous dans l’eau ou dans la solution nutritive.

En coco et dans les systèmes hydroponiques en particulier, ces deux valeurs jouent un rôle important, car l’alimentation nutritive y est largement gérée par la solution nutritive. En culture sur terre, le pH et l’EC peuvent également être utiles, mais doivent toujours être interprétés avec le substrat, l’eau et le système de fertilisation utilisé.

Pourquoi le pH influence-t-il l’absorption des nutriments ?

Le pH influence la capacité du cannabis à absorber les nutriments disponibles par les racines. S’il se situe nettement en dehors de la plage adaptée au système de culture concerné, certains nutriments peuvent devenir moins disponibles – même s’ils sont en réalité présents en quantité suffisante dans le substrat ou la solution nutritive.

C’est particulièrement important lors de la fertilisation : si une plante montre des signes de mauvaise alimentation nutritive, un manque d’engrais n’en est pas forcément la cause. Si le problème vient du pH, un apport supplémentaire d’engrais peut rester sans effet ou même aggraver la situation en augmentant la concentration de sels.

La plage de pH appropriée dépend du support. La terre, la coco et les systèmes hydroponiques ne sont donc pas automatiquement gérés avec les mêmes valeurs cibles. Lorsqu’on contrôle le pH, il ne faut pas non plus se limiter à une mesure isolée, mais tenir compte de l’eau, du substrat et du système de fertilisation utilisés.

Que signifie la valeur EC de la solution nutritive ?

La valeur EC donne une indication de la concentration de sels dissous dans l’eau ou dans une solution nutritive. Lorsqu’un engrais minéral est ajouté à l’eau, sa conductivité électrique augmente normalement aussi. Cela permet de contrôler la concentration globale d’une solution nutritive.

La valeur EC n’indique toutefois pas quels nutriments sont présents. Deux solutions nutritives peuvent avoir la même valeur EC tout en présentant des compositions totalement différentes. Une valeur EC élevée ne signifie donc ni automatiquement une bonne alimentation nutritive ni un engrais particulièrement adapté.

Il faut également tenir compte de l’eau de départ. L’eau du robinet contient déjà des minéraux dissous et possède donc sa propre valeur EC. L’ajout d’engrais augmente ensuite cette valeur. En coco et en hydro en particulier, l’EC peut ainsi constituer un contrôle utile de la concentration nutritive.

Pour les débutants, il est surtout important de retenir : le pH et l’EC sont des valeurs de contrôle et non des objectifs qu’il faudrait rendre aussi élevés ou aussi bas que possible. Ils aident à évaluer correctement l’alimentation nutritive et à repérer d’éventuels problèmes.

Fertiliser le cannabis avec des remèdes maison – qu’est-ce qui est pertinent ?

Certains remèdes maison peuvent fournir au cannabis certains nutriments, mais ne remplacent pas automatiquement un engrais équilibré. Le principal problème est le dosage : avec les purins faits maison, le fumier, les cendres ou les restes de cuisine, il est souvent difficile d’estimer quels nutriments deviennent réellement disponibles et en quelle quantité.

Lorsqu’on utilise plusieurs remèdes maison à la fois, on perd rapidement la vue d’ensemble de l’alimentation nutritive. Certains matériaux n’agissent qu’après leur décomposition, d’autres peuvent modifier fortement le pH ou solliciter les racines s’ils sont utilisés en trop grande quantité. Pour les débutants en particulier, un engrais à composition connue est donc généralement plus simple et plus sûr à doser.

Remède maison / alternative Que peut-il apporter ? Évaluation À quoi faire attention ?
Purin d’ortie notamment de l’azote et d’autres minéraux possible comme complément organique, mais ne constitue pas un engrais complet pour tout le cycle de culture la teneur en nutriments et la concentration varient selon la préparation ; ne pas utiliser non dilué
Guano selon l’origine, différentes quantités d’azote, de phosphore et d’autres nutriments peut faire partie d’une fertilisation organique la composition et la concentration varient fortement ; respecter le dosage du produit concerné
Engrais pour fleurs selon le produit, azote, phosphore, potassium et oligo-éléments pas automatiquement adapté au cannabis vérifier la composition et le dosage ; tous les engrais pour fleurs ne couvrent pas les besoins de manière pertinente
Cendre de bois notamment du potassium et du calcium plutôt inadaptée à la fertilisation en pot peut fortement augmenter le pH et est difficile à doser
Marc de café matière organique et petites quantités de différents nutriments ne constitue pas un engrais complet pour le cannabis les nutriments ne sont pas disponibles immédiatement ; de plus grandes quantités peuvent modifier les propriétés du substrat
Fumier de cheval matière organique et différents nutriments végétaux plutôt adapté à la préparation d’une terre outdoor qu’à une fertilisation spontanée en pot le fumier frais peut être trop riche en nutriments et endommager les plantes ; utiliser uniquement un matériau bien vieilli ou composté

Particulièrement important avec les remèdes maison : « Naturel » ne signifie pas automatiquement doux ou sans danger. Les matières organiques peuvent elles aussi surfertiliser le cannabis, modifier le pH ou endommager les racines. Lorsqu’on utilise des remèdes maison, il faut donc savoir précisément ce que l’on apporte au substrat et ne pas combiner plusieurs produits au hasard.

Comment éviter la surfertilisation et le blocage des nutriments ?

La meilleure façon d’éviter la surfertilisation est de ne fournir au cannabis que la quantité de nutriments dont la plante a réellement besoin. Les nutriments déjà présents dans le substrat doivent être pris en compte au même titre que l’engrais liquide et les boosters supplémentaires. Une suralimentation peut survenir particulièrement vite lorsque plusieurs produits concentrés sont combinés.

Un blocage des nutriments se produit lorsque certains nutriments sont présents mais ne peuvent plus être absorbés en quantité suffisante par la plante. Les causes peuvent être, par exemple, un pH inadapté, une concentration trop élevée de sels dans le substrat ou des problèmes au niveau des racines. La plante peut alors présenter des symptômes de carence alors qu’il y a en réalité suffisamment, voire trop, de nutriments.

C’est précisément pour cette raison qu’il est problématique de réagir immédiatement à chaque symptôme supposé de carence en ajoutant davantage d’engrais. Si la concentration nutritive est déjà élevée ou si un problème d’absorption existe, un apport supplémentaire peut encore aggraver la situation.

Pourquoi davantage d’engrais ne signifie-t-il pas davantage de croissance ?

Une plus grande quantité d’engrais n’améliore l’alimentation que si la plante manque réellement de nutriments. Si suffisamment de nutriments sont déjà disponibles, il n’est pas possible d’accélérer simplement la croissance en augmentant la quantité d’engrais.

La vitesse de croissance du cannabis dépend également de la lumière, de la température, de l’eau, du développement racinaire, de l’apport en CO₂, de la taille de la plante et de la génétique. Cela vaut aussi bien pour les variétés classiques que pour les plantes issues de graines de cannabis CBD : leurs besoins doivent toujours être évalués en fonction du développement réel de la plante. L’engrais n’est qu’un de ces facteurs. Une concentration nutritive élevée ne peut donc pas compenser un climat inadapté, un manque de lumière ou des problèmes au niveau des racines.

Trop d’engrais peut au contraire perturber l’absorption de l’eau et des nutriments par les racines et endommager la plante. Parmi les signes typiques figurent par exemple des pointes de feuilles semblant brûlées ou un feuillage très vert foncé. Si de tels changements apparaissent, il ne faut pas continuer à fertiliser au hasard, mais vérifier d’abord l’alimentation nutritive appliquée jusqu’alors et les autres causes possibles.

Des feuilles jaunes signifient-elles automatiquement que le cannabis a besoin de davantage d’engrais ?

Non, des feuilles jaunes ou décolorées ne signifient pas automatiquement que le cannabis a besoin de davantage d’engrais. Outre une véritable carence nutritive, un arrosage inadapté, un pH incorrect, des problèmes au niveau des racines, une surfertilisation ou le vieillissement naturel des feuilles plus âgées peuvent provoquer des changements similaires.

Augmenter immédiatement la quantité d’engrais en présence de feuilles jaunes peut aggraver le problème réel. Il faut donc d’abord vérifier la fertilisation appliquée jusqu’alors, l’arrosage, le pH et l’état de la zone racinaire. Nous expliquons en détail quelles carences nutritives peuvent apparaître chez le cannabis et comment les reconnaître dans notre guide Reconnaître les carences nutritives chez les plantes de cannabis.

Reconnaître tôt la surfertilisation et les brûlures nutritives du cannabis

Quelles erreurs faut-il éviter lors de la fertilisation du cannabis ?

Fertiliser trop tôt ou trop fortement fait partie des erreurs les plus fréquentes lors de la culture du cannabis. Des problèmes apparaissent également lorsque des programmes de fertilisation sont repris sans adaptation, que différents produits sont combinés au hasard ou que le substrat et la qualité de l’eau ne sont pas pris en compte. Pour les débutants en particulier, un système de fertilisation simple et clair est généralement plus facile à contrôler.

Erreur Pourquoi est-ce problématique ? Mieux
Fertiliser les semis trop tôt les jeunes plantes n’ont besoin que de très peu de nutriments et peuvent être endommagées par une fertilisation trop forte utiliser un substrat de semis doux, faiblement fertilisé ou non fertilisé et renoncer d’abord à tout apport d’engrais supplémentaire
Utiliser immédiatement le dosage maximal la dose maximale indiquée par le fabricant peut être trop élevée pour une petite plante ou une plante déjà bien nourrie utiliser les indications du fabricant comme repère et adapter le dosage à la plante et au système de culture
Fertiliser automatiquement à chaque arrosage ce n’est pas nécessaire avec tous les substrats et cela peut entraîner une concentration nutritive trop élevée adapter la fréquence de fertilisation au substrat et au système de fertilisation utilisé
Traiter la terre et la coco de la même manière les deux supports diffèrent nettement en matière d’alimentation nutritive et d’arrosage planifier la fertilisation et l’arrosage en fonction du support concerné
Ajouter immédiatement plus d’engrais en cas de feuilles jaunes le pH, un mauvais arrosage, des problèmes racinaires ou une surfertilisation peuvent provoquer des symptômes similaires chercher d’abord la cause et ne modifier l’alimentation nutritive qu’ensuite
Combiner de nombreux engrais et boosters les nutriments peuvent se chevaucher et augmenter inutilement la concentration totale travailler avec un système de fertilisation clair et dont les produits sont conçus pour fonctionner ensemble
Ignorer le pH et la qualité de l’eau l’absorption des nutriments et la concentration de la solution nutritive peuvent alors être mal évaluées connaître les caractéristiques de l’eau de départ et contrôler le pH ou l’EC en fonction du système de culture
Doser les remèdes maison au hasard la teneur en nutriments, la concentration et l’influence sur le substrat sont souvent difficiles à évaluer utiliser les remèdes maison de manière ciblée et ne pas combiner plusieurs produits au hasard

En culture outdoor, d’autres facteurs entrent en jeu. Le cannabis cultivé dans de grands pots ou directement en pleine terre peut utiliser les nutriments présents différemment d’une plante dans un petit pot indoor. La structure du sol, le volume du pot, les précipitations, la taille de la plante ainsi que les caractéristiques des graines de cannabis pour l'extérieur choisies influencent donc également la culture. Tu trouveras d’autres bases sur le choix de l’emplacement, la terre et l’entretien dans notre guide sur la culture du cannabis en plein air.

Questions fréquentes sur la fertilisation du cannabis

Peut-on fertiliser le cannabis avec un engrais ordinaire pour fleurs ?

Un engrais ordinaire pour fleurs peut en principe fournir des nutriments, mais il n’est pas automatiquement adapté au cannabis. La composition, la concentration et le rapport entre les nutriments qu’il contient sont déterminants. Les besoins de la plante évoluent également entre la phase de croissance et la phase de floraison.

Si l’on souhaite utiliser un engrais pour fleurs, il faut donc vérifier les valeurs NPK et les autres ingrédients et ne pas reprendre simplement le dosage prévu pour d’autres plantes. Pour les débutants en particulier, un engrais ou un système de fertilisation dont la composition et l’utilisation sont clairement indiquées est généralement plus facile à contrôler.

Peut-on fertiliser le cannabis avec du purin d’ortie ?

Oui, le purin d’ortie peut être utilisé comme complément organique, mais ce n’est pas un engrais complet à composition précisément définie. Il peut notamment fournir de l’azote et d’autres minéraux. Sa concentration réelle dépend toutefois des matières premières, de la préparation et de la dilution.

Le purin d’ortie ne doit donc pas être utilisé non dilué ni être considéré automatiquement comme l’unique source de nutriments pour tout le cycle de culture. Pendant la floraison en particulier, il ne couvre pas nécessairement de manière équilibrée l’évolution des besoins nutritifs.

Les plantes autofloraison ont-elles besoin de moins d’engrais ?

Le cannabis autofloraison n’a pas systématiquement besoin d’un pourcentage précis d’engrais en moins. De nombreuses variétés issues de graines de cannabis autofloraison restent plus petites et suivent un cycle de culture plus court que de grandes plantes photopériodiques. Leurs besoins nutritifs totaux peuvent donc également être plus faibles.

Le développement réel de la plante reste toutefois déterminant. Une autofloraison vigoureuse peut avoir besoin de davantage de nutriments qu’une petite plante photopériodique ou qu’une plante à croissance lente. La variété, la taille de la plante, le substrat et le système de fertilisation sont donc plus importants qu’une règle générale de dosage pour les autofloraisons.

Faut-il fertiliser le cannabis à chaque arrosage ?

Non, le cannabis ne doit pas systématiquement être fertilisé à chaque arrosage. En culture sur terre, le substrat peut encore contenir suffisamment de nutriments, de sorte qu’un apport d’engrais supplémentaire n’est pas nécessaire à chaque arrosage. En coco et dans les systèmes hydroponiques, l’alimentation nutritive se fait en revanche généralement de manière plus régulière via la solution nutritive.

La fréquence de fertilisation doit donc être adaptée au substrat et au système de fertilisation utilisés. Une règle générale comme « un arrosage sur deux » ou « une fois par semaine » ne peut pas être appliquée de manière pertinente à toutes les plantes de cannabis.

Comment reconnaître que le cannabis a reçu trop d’engrais ?

Les premiers signes d’une concentration nutritive trop élevée peuvent être des pointes de feuilles brunes semblant brûlées, un feuillage très vert foncé ou des feuilles recourbées vers le bas. En cas de surfertilisation plus importante, les dégâts peuvent s’étendre et la croissance être nettement perturbée.

Ces changements ne prouvent toutefois pas à eux seuls une surfertilisation, car des symptômes similaires peuvent avoir d’autres causes. Il faut donc examiner ensemble la quantité d’engrais utilisée jusqu’alors, le substrat, l’arrosage, le pH et – lorsque cela est pertinent dans le système concerné – la valeur EC. En cas de suspicion de surfertilisation, il ne faut pas simplement continuer à fertiliser ou augmenter encore la dose.

Peut-on cultiver le cannabis uniquement avec des engrais organiques ?

Oui, le cannabis peut être fertilisé entièrement de manière organique si tous les nutriments nécessaires sont disponibles en quantité suffisante et au bon moment. Dans les systèmes organiques, le substrat, les micro-organismes et la libération progressive des nutriments jouent un rôle important.

Une suralimentation reste possible même avec une fertilisation organique. « Organique » ne signifie donc pas que l’on peut utiliser n’importe quelle quantité d’engrais, de guano, de fumier ou d’autres additifs. Une alimentation nutritive équilibrée, adaptée à la plante et au substrat utilisé, reste déterminante.

Sources et informations complémentaires

J. von Cannapot

J. Cannapot

J. est le fondateur de Cannapot et est considéré comme un expert dans le domaine du cannabis, avec une spécialisation dans les variétés de cannabis. Il possède de solides connaissances sur le sujet ainsi que de nombreuses années d’expérience dans le secteur. Depuis de nombreuses années, J. se consacre intensivement aux variétés et à différents produits liés au cannabis et au chanvre.

Info

Blue Dream - Cannapot Seeds

Blue Dream est une excellente variété de cannabis (une plant dominante sativa), un croisement propre à la maison Cannapot - produit en Espagne, ce croisement de Super Silver Haze avec la Blueberry de la société (elle-même un croisement de DJ Short Bluberry x DJ Short TrueBlueberry) avec une légère touche d'Indica est une véritable merveille de myrtille, agrumes, pin et baies.