Cannabis et cancer : effets, risques et études
Cannabis et cancer : utilisation, effets et état actuel de la recherche

L’essentiel en un coup d’œil
✓ Le cannabis et certains cannabinoïdes peuvent être utilisés comme traitement de soutien pour certains symptômes au cours d’un cancer. L’utilisation complémentaire contre les nausées et vomissements provoqués par la chimiothérapie est la mieux étudiée, lorsque les médicaments standards n’apportent pas une aide suffisante.
✓ Le cannabis n’est pas un traitement anticancéreux scientifiquement reconnu. Il n’existe actuellement aucune preuve clinique solide montrant que le THC, le CBD ou d’autres préparations à base de cannabis réduisent de manière fiable les tumeurs chez l’être humain, stoppent la progression de la maladie ou prolongent la survie.
✓ Pour les douleurs cancéreuses, la perte d’appétit, les troubles du sommeil et l’anxiété, les données sont contradictoires ou insuffisantes. Une utilisation complémentaire peut être envisagée au cas par cas, mais elle ne remplace aucun traitement oncologique, de soutien ou palliatif établi.
✓ Le THC peut notamment provoquer des vertiges, de la fatigue, des troubles de la concentration, de l’anxiété, une accélération du rythme cardiaque et une diminution de l’aptitude à conduire. Le CBD n’est pas intoxicant, mais il peut également entraîner des effets indésirables et interagir avec des médicaments.
✓ Pendant un traitement anticancéreux, les produits à base de cannabis ne doivent pas être ajoutés de sa propre initiative. Une évaluation médicale et pharmaceutique est particulièrement importante en cas d’immunothérapie, de traitements ciblés, d’anticoagulants, de sédatifs et de médicaments à marge thérapeutique étroite.
Que signifie « cannabis et cancer » ?
En médecine, l’expression « cannabis et cancer » désigne généralement l’utilisation contrôlée de cannabis médical, de médicaments à base de cannabis ou de cannabinoïdes isolés afin de soulager les symptômes liés à la maladie et aux traitements — et non de traiter la tumeur elle-même.
De nombreuses personnes recherchent des termes tels que « cannabis contre le cancer », « THC contre le cancer » ou « CBD contre le cancer ». Pourtant, deux objectifs différents sont souvent confondus. D’une part, il s’agit de soulager les symptômes, par exemple les nausées, les vomissements, les douleurs, la perte d’appétit ou les troubles du sommeil pendant un cancer ou son traitement. D’autre part, il est question d’une action directe contre le cancer , c’est-à-dire d’un effet démontrable sur la croissance tumorale, le risque de récidive ou la survie.
Pour l’utilisation de soutien du cannabis médical chez les personnes atteintes de cancer , les connaissances scientifiques sont plus ou moins solides selon le symptôme concerné. L’utilisation complémentaire contre les nausées et vomissements persistants dus à la chimiothérapie est la mieux étudiée. En revanche, les données concernant les douleurs cancéreuses, la perte d’appétit, les troubles du sommeil et la détresse psychologique sont nettement plus faibles ou contradictoires. À ce jour, aucune preuve clinique fiable ne montre que le cannabis, le THC ou le CBD guérissent le cancer, réduisent les tumeurs ou peuvent remplacer un traitement anticancéreux.
Les médicaments à base de cannabis comprennent des fleurs de cannabis standardisées, des extraits de cannabis et des médicaments contenant des substances actives définies de qualité pharmaceutique. Ils incluent notamment le dronabinol (delta-9-tétrahydrocannabinol, THC), nabilone , une substance active synthétique apparentée au THC, ainsi que, dans certains pays, des associations standardisées de THC et de CBD. Les produits hors du domaine pharmaceutique — par exemple des plantes de cannabis riches en CBD cultivées à partir de graines de CBD , des huiles de CBD en vente libre ou des produits à base de cannabis fabriqués artisanalement — ne sont pas automatiquement des médicaments et sont souvent soumis à d’autres exigences en matière de qualité, de dosage et d’autorisation.
Le cannabis peut-il guérir le cancer ou réduire les tumeurs ?
Non. Selon les connaissances actuelles, aucune preuve scientifique ne montre que le cannabis, le THC ou le CBD guérissent le cancer chez l’être humain, réduisent les tumeurs de manière fiable ou peuvent remplacer un traitement anticancéreux établi.
Dans les cultures cellulaires et les modèles animaux, les cannabinoïdes peuvent influencer divers processus biologiques impliqués dans le cancer. Il s’agit notamment de la division cellulaire, de la mort cellulaire programmée, de la formation de nouveaux vaisseaux sanguins et des voies de signalisation du système endocannabinoïde. Ces résultats précliniques apportent des connaissances importantes à la recherche, mais ils ne peuvent pas être directement transposés à l’être humain. Les concentrations de substances actives qui produisent des effets en laboratoire sont souvent impossibles à atteindre dans l’organisme humain ou s’accompagnent d’effets indésirables. En outre, les modèles de laboratoire et animaux ne reproduisent que de manière limitée les processus complexes d’une tumeur humaine.
C’est pourquoi l’ American Society of Clinical Oncology (ASCO) recommande de ne pas utiliser le cannabis ou les cannabinoïdes pour traiter le cancer ou renforcer un traitement antitumoral, sauf dans le cadre d’essais cliniques. Le cannabis ne doit donc jamais remplacer un traitement anticancéreux éprouvé tel que la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie, l’immunothérapie, l’hormonothérapie ou un traitement ciblé.
Comment le THC et le CBD agissent-ils dans l’organisme ?
Le THC et le CBD agissent de façons différentes dans l’organisme. Le THC active principalement les récepteurs cannabinoïdes et peut ainsi influencer notamment la douleur, l’appétit et la perception. Le CBD agit par différents mécanismes biologiques sans provoquer l’effet intoxicant typique du THC.
Le système endocannabinoïde comprend notamment les récepteurs cannabinoïdes CB1 et CB2, des messagers produits par l’organisme ainsi que des enzymes qui les synthétisent et les dégradent. Les récepteurs CB1 se trouvent surtout dans le cerveau et la moelle épinière. Leur activation explique une grande partie des effets psychoactifs du THC ainsi que son influence sur la perception de la douleur, l’appétit et les nausées. Les récepteurs CB2 sont principalement présents sur les cellules immunitaires et dans différents tissus.
Le CBD ne se lie que faiblement aux récepteurs cannabinoïdes CB1 et CB2. Il influence plutôt de nombreux autres récepteurs, enzymes, canaux ioniques et protéines de transport. Le fait que le CBD intervienne dans de nombreux processus biologiques ne signifie toutefois pas automatiquement qu’un bénéfice médical est démontré. Pour chaque indication, des essais cliniques de haute qualité doivent établir si ces effets apportent réellement un avantage clinique.

Pour quels symptômes le cannabis peut-il être utilisé en cancérologie ?
Une utilisation possible concerne surtout les nausées et vomissements résistants au traitement provoqués par la chimiothérapie ; pour la douleur, la perte d’appétit, le sommeil et la détresse psychologique, les preuves sont nettement plus faibles ou contradictoires.
Le tableau suivant indique pour quels symptômes le cannabis peut être envisagé selon les connaissances actuelles et dans quelle mesure son bénéfice éventuel est étayé scientifiquement. Un bénéfice possible ne signifie toutefois pas que le cannabis convient à tout le monde ni qu’il est supérieur aux autres traitements.
| Symptôme | Évaluation actuelle | Signification pratique | Niveau de preuve |
|---|---|---|---|
| Nausées et vomissements liés à la chimiothérapie | Les préparations contenant du THC ou associant THC et CBD peuvent apporter une aide complémentaire lorsque les antiémétiques standards modernes ne suffisent pas. | Plutôt une option de réserve ou d’appoint, et non un premier choix. | Le mieux étayé |
| Douleurs cancéreuses | Les études donnent des résultats contradictoires ; un bénéfice fiable comme traitement unique n’est pas démontré. | Éventuellement comme complément individualisé après une évaluation soigneuse. | Incertain |
| Perte d’appétit et cachexie tumorale | L’appétit peut augmenter de manière subjective, mais aucun avantage clair sur le poids, la masse musculaire ou la survie n’est démontré. | Le traitement nutritionnel des causes reste essentiel. | Faible |
| Troubles du sommeil | De petites études et des observations suggèrent des effets possibles, mais le bénéfice et les préparations optimales restent incertains. | Il convient d’abord de rechercher des causes telles que la douleur, l’anxiété, les médicaments ou la dépression. | Faible |
| Anxiété, tension et humeur | Le THC peut détendre, mais aussi aggraver l’anxiété, la panique ou la confusion. Pour le CBD, les données oncologiques solides font défaut. | Les prises en charge psychologiques et psycho-oncologiques sont mieux établies. | Très faible |
| Neuropathie due à la chimiothérapie | La recherche est en cours ; il n’existe jusqu’à présent aucune recommandation standard fiable. | Utilisation de préférence dans le cadre d’une étude ou sous surveillance étroite. | Insuffisant |
Dans quelle mesure le cannabis aide-t-il contre les nausées et vomissements dus à la chimiothérapie ?
Lorsque les nausées et vomissements persistent malgré un traitement standard conforme aux recommandations, les médicaments contenant des cannabinoïdes peuvent, dans certains cas, constituer une option thérapeutique supplémentaire.
Les médicaments modernes contre les nausées et vomissements — notamment les antagonistes 5-HT3, les antagonistes NK1, la dexaméthasone et l’olanzapine — constituent aujourd’hui le traitement standard. Les cannabinoïdes ne sont généralement envisagés que lorsque ces médicaments sont insuffisamment efficaces ou mal tolérés. Un essai randomisé de phase III publié en 2024 a montré qu’un extrait oral de THC-CBD ajouté au traitement standard pouvait améliorer le contrôle des nausées et vomissements persistants. Cependant, les effets indésirables étaient également plus fréquents.
La pertinence d’un traitement par cannabis doit donc toujours être évaluée individuellement. Les bénéfices possibles doivent être mis en balance avec des risques tels que la fatigue, les vertiges, les troubles de la concentration, l’anxiété, la somnolence et un risque accru de chute. Le cannabis ne doit pas remplacer les médicaments éprouvés pour prévenir les nausées et vomissements.
Le cannabis aide-t-il contre les douleurs dues au cancer ?
Il n’est pas encore clairement démontré que le cannabis puisse soulager efficacement les douleurs cancéreuses. Il ne doit pas être utilisé en remplacement des traitements antalgiques éprouvés.
Les douleurs cancéreuses peuvent être causées par la tumeur elle-même, des métastases, des opérations, des lésions nerveuses, des inflammations ou des traitements anticancéreux. Les possibilités thérapeutiques varient donc elles aussi. Les études sur les médicaments contenant des cannabinoïdes ne donnent jusqu’à présent pas de résultats homogènes : certaines ont observé de faibles améliorations, d’autres aucun avantage cliniquement pertinent par rapport au placebo. En outre, de nombreuses études sont d’interprétation limitée en raison du faible nombre de participants, de périodes d’observation courtes, de préparations différentes et de taux d’abandon élevés.
Un traitement efficace de la douleur dépend de sa cause et de son intensité, des maladies associées et des médicaments déjà utilisés. Selon la situation, il peut inclure des antalgiques non opioïdes, des opioïdes, des médicaments contre les douleurs neuropathiques, une radiothérapie, des techniques interventionnelles, de la physiothérapie ou un soutien psychosocial. Le cannabis peut être envisagé dans certains cas comme option complémentaire, mais il ne doit remplacer aucun traitement antalgique établi.
Le cannabis peut-il améliorer l’appétit ou le poids corporel ?
Le THC peut augmenter temporairement l’appétit chez certaines personnes, mais aucun bénéfice fiable contre la perte de poids et de masse musculaire liée au cancer n’est démontré.
La cachexie tumorale est plus qu’un simple manque d’appétit. Elle implique des modifications inflammatoires et métaboliques complexes qui entraînent une perte de masse musculaire. Une augmentation de la faim ne conduit donc pas automatiquement à une prise de poids ou à une meilleure fonction physique. Jusqu’à présent, les études sur les cannabinoïdes ne montrent pas d’avantage convaincant sur ces critères décisifs.
En cas de perte de poids, il convient de rechercher des causes traitables : douleurs lors de l’alimentation, inflammations des muqueuses, nausées, constipation, altérations du goût, dépression, troubles de la déglutition, insuffisance pancréatique ou effets indésirables d’autres médicaments. Une consultation nutritionnelle oncologique précoce peut être plus importante qu’un seul médicament stimulant l’appétit.
Quelle est l’importance du CBD en cas de cancer ?
Le CBD n’est pas intoxicant. Néanmoins, il n’existe à ce jour aucune preuve scientifique convaincante montrant qu’il peut traiter le cancer ou soulager de manière fiable les symptômes typiques du cancer, même si la publicité et les témoignages donnent souvent une autre impression.
De nombreuses études en laboratoire et chez l’animal examinent les effets du CBD sur les cellules tumorales. Ces résultats sont importants pour la recherche, mais ils ne peuvent pas être directement transposés à l’être humain. Ils ne permettent donc ni de déterminer des doses efficaces ni de formuler des recommandations thérapeutiques. Pour en savoir plus sur le CBD, le cannabidiol, ses effets, son utilisation, son dosage et ses effets indésirables possibles , vous trouverez des informations détaillées dans notre Canna Wiki. Pour les nausées et vomissements dus à une chimiothérapie, les meilleures données cliniques actuelles concernent davantage les médicaments contenant du THC ou les associations de THC et de CBD que le CBD seul.
Quels effets indésirables les médicaments à base de cannabis peuvent-ils provoquer ?
Les effets indésirables concernent particulièrement le système nerveux, la circulation, le psychisme et la capacité de réaction ; leur risque et leur intensité dépendent de la teneur en THC, de la dose, du mode d’administration, de l’âge et des traitements concomitants.
| Domaine | Effets indésirables possibles | Particulièrement pertinent en cas de |
|---|---|---|
| Système nerveux | Fatigue, vertiges, somnolence, ralentissement de la pensée et troubles de la coordination | Risque de chute, âge avancé et prise simultanée de médicaments sédatifs |
| Psychisme | Anxiété, panique, agitation, humeur dépressive, confusion et, rarement, symptômes psychotiques | Antécédents psychiatriques ou doses élevées de THC |
| Cœur et circulation | Accélération du rythme cardiaque, baisse de la tension artérielle et troubles circulatoires | Maladies cardiovasculaires, déshydratation ou faiblesse générale |
| Estomac et intestins | Sécheresse buccale, nausées, diarrhée et modifications de l’appétit | Préparations contenant du CBD ou appareil gastro-intestinal sensible |
| Foie et métabolisme | Élévation des enzymes hépatiques et modification de la dégradation d’autres médicaments | Doses élevées de CBD, maladies du foie et nombreux traitements concomitants |
| Utilisation à long terme | Développement d’une tolérance, dépendance et symptômes de sevrage après un arrêt brutal | Prise régulière de THC pendant une période prolongée |
En cas de confusion sévère, d’évanouissement, de douleur thoracique, d’anxiété intense, d’hallucinations ou de vomissements persistants, une aide médicale rapide est nécessaire. Une augmentation progressive de la dose peut réduire les effets indésirables, mais ne remplace pas une surveillance professionnelle.
Quelles interactions avec les médicaments anticancéreux sont possibles ?
Le cannabis, le THC et le CBD peuvent modifier l’action d’autres médicaments. L’ensemble du traitement doit donc être soigneusement vérifié avant utilisation afin de détecter d’éventuelles interactions.
Le THC et le CBD sont dégradés dans le foie par des enzymes du système dit cytochrome P450. Le CBD en particulier peut inhiber certaines de ces enzymes et modifier ainsi la dégradation d’autres médicaments. Ceux-ci peuvent alors agir plus fortement ou plus faiblement que prévu. Les données cliniques restent limitées pour de nombreuses associations précises. Une prudence particulière est donc nécessaire avec les médicaments dont la dose doit être respectée avec exactitude.
Les interactions possibles concernent notamment les anticoagulants, les antiépileptiques, les sédatifs et somnifères, les opioïdes, certains antidépresseurs, les immunosuppresseurs ainsi que certains traitements anticancéreux ciblés. L’alcool peut également renforcer la fatigue, les vertiges et les troubles de la réactivité. L’influence éventuelle du cannabis sur l’efficacité de l’immunothérapie fait actuellement l’objet de recherches, mais les études disponibles ne donnent pas de résultats concluants. L’utilisation de cannabis ou de CBD doit donc toujours être discutée avec l’oncologue traitant et, si possible, avec le pharmacien.
Pourquoi la forme du produit et la voie d’administration sont-elles si importantes ?
Les cannabinoïdes inhalés et ceux pris par voie orale diffèrent nettement en ce qui concerne le délai d’action, la durée de l’effet, la facilité de dosage et les risques.
| Forme | Début d’action | Durée d’action | Caractéristiques importantes |
|---|---|---|---|
| Inhalation avec un vaporisateur médical | Généralement en quelques minutes | Plutôt courte | Début d’action rapide et effet relativement facile à contrôler, mais la dose peut varier d’une personne à l’autre. Ne convient pas à toutes les maladies pulmonaires. |
| Solution huileuse, gélules ou extraits à avaler | Retardé, généralement après 30 à 120 minutes | Généralement plus longue | L’effet apparaît plus tard et peut être plus intense. Une nouvelle prise trop précoce augmente le risque de surdosage. |
| Spray oromucosal | Intermédiaire | Peut durer plusieurs heures | Dosage standardisé ; la disponibilité et l’autorisation dépendent de la préparation concernée. |
| Fumer | Rapide | Plutôt courte | Les produits de combustion irritent les voies respiratoires et, d’un point de vue médical, ce mode d’utilisation est généralement considéré comme moins favorable. |
Les produits comestibles à base de cannabis et les préparations artisanales compliquent un dosage fiable, car la teneur en substances actives et les effets peuvent varier fortement. Pour les personnes atteintes de cancer, des médicaments standardisés avec des teneurs définies en THC et en CBD sont donc mieux adaptés que des produits d’origine inconnue.

Qui ne devrait utiliser le cannabis qu’avec une prudence particulière ?
Une prudence particulière s’impose en cas de troubles psychiques, de problèmes cardiovasculaires, de maladie hépatique sévère, de risque élevé de chute, de grossesse, d’allaitement et de traitement concomitant complexe.
Les préparations contenant du THC peuvent aggraver des symptômes psychotiques ou une anxiété sévère. En cas de maladie cardiovasculaire instable, les variations du pouls et de la tension artérielle peuvent poser problème. Les personnes âgées, fragiles ou atteintes de troubles neurologiques sont souvent plus sensibles aux vertiges et à la somnolence. En cas d’altération de la fonction hépatique, la dégradation des substances peut être modifiée.
Un trouble de dépendance passé ou actuel doit également être pris en compte dans l’évaluation bénéfice-risque. Cela n’exclut pas automatiquement un traitement, mais nécessite un plan clair concernant le dosage, la surveillance et les objectifs thérapeutiques.
Quand peut-on reprendre la conduite après avoir pris du cannabis médical ?
Vous ne devez reprendre la conduite ou l’utilisation de machines que lorsque votre capacité de réaction est entièrement préservée. En particulier au début du traitement, après une modification de la dose ou en présence d’effets indésirables tels que fatigue, vertiges ou somnolence, vous ne devez pas participer à la circulation routière.
Il est impossible de répondre de manière générale à la question de savoir quand vous êtes de nouveau apte à conduire après avoir pris du cannabis médical. Cela dépend notamment de la préparation utilisée, de la dose, du temps écoulé depuis la prise et de votre réaction individuelle au médicament. La fatigue, les vertiges, les troubles de la concentration, le ralentissement des réactions ou une sensation d’ivresse peuvent compromettre la conduite en toute sécurité. Les règles juridiques varient selon les pays et peuvent évoluer. Discutez donc de votre situation personnelle avec votre médecin et renseignez-vous sur les règles actuellement en vigueur.
Comment le cannabis médical est-il prescrit en cas de cancer ?
La prescription intervient après une évaluation médicale individuelle lorsqu’un objectif thérapeutique compréhensible a été défini et que les bénéfices attendus, les alternatives, les risques et les traitements concomitants ont été soigneusement évalués.
En Allemagne, les médecins peuvent prescrire des médicaments à base de cannabis. La prise en charge des coûts par l’assurance maladie obligatoire dépend des conditions du droit social et de la situation concrète de soins. Pour une prescription de qualité, il est essentiel de ne pas prescrire « du cannabis en général », mais une préparation définie, avec un symptôme cible, une dose initiale, un schéma d’augmentation et des critères de réussite.
Au début, des contrôles plus rapprochés sont utiles. Ils permettent de documenter l’intensité des symptômes, le fonctionnement au quotidien, le sommeil, l’appétit, les effets indésirables, l’humeur et les interactions. En l’absence de bénéfice pertinent ou si les effets indésirables prédominent, le traitement doit être arrêté ou adapté.
Quelles variétés de cannabis sont souvent recherchées en lien avec le cancer ?
Il n’existe aucune recommandation scientifique en faveur de variétés de cannabis particulières pour traiter le cancer. De nombreuses personnes concernées s’informent néanmoins sur des génétiques présentant différentes teneurs en THC, CBD ou CBG et sur leurs caractéristiques typiques.
La pertinence du cannabis médical dépend du tableau symptomatique, du médicament utilisé et de la tolérance individuelle — et non du nom d’une variété particulière.
Les génétiques suivantes comptent parmi les variétés de cannabis les plus connues et sont souvent recherchées en lien avec le cannabis médical, le THC, le CBD ou le CBG :
- Original Glue #4
- Sensi Star
- CBD Jam
- Blue Dream
- Critical Mass
- Tatanka Pure CBD
- Jack Herer
- Gelato 41
- Harlequin
- Swiss Dream CBD
- CBG Kush
- Medical Mass CBD
Important : Aucune étude clinique ne montre qu’une de ces variétés de cannabis possède une efficacité particulière contre le cancer ou contre un type précis de cancer. Beaucoup de ces génétiques ont été initialement sélectionnées pour un usage récréatif ou une culture personnelle et ne sont pas des médicaments à base de cannabis autorisés. Cette sélection vise uniquement à informer sur des variétés connues et leurs caractéristiques typiques. Elle ne constitue pas une recommandation médicale et ne remplace ni un avis médical ni des médicaments à base de cannabis autorisés.
Comment évaluer un essai thérapeutique pertinent ?
Un essai thérapeutique pertinent nécessite un objectif concret, des critères mesurables, une période d’observation limitée et des règles claires pour poursuivre ou arrêter le traitement.
| Étape | Exemple |
|---|---|
| Définir l’objectif | Par exemple moins de nausées, des périodes de sommeil ininterrompu plus longues ou une meilleure capacité à accomplir les activités quotidiennes, plutôt qu’un objectif vague comme « se sentir globalement mieux ». |
| Évaluer la situation initiale | Tenir un journal des symptômes, documenter une échelle de douleur ou noter le nombre d’épisodes de vomissements et de réveils nocturnes. |
| Augmenter lentement la dose | Commencer par une faible dose et ne l’augmenter que progressivement selon les recommandations médicales, en particulier pour les préparations contenant du THC. |
| Documenter les effets indésirables | Noter régulièrement les symptômes possibles tels que vertiges, fatigue, anxiété, confusion, chutes, accélération du rythme cardiaque ou limitations dans la vie quotidienne. |
| Évaluer régulièrement le bénéfice | Le traitement ne devrait être poursuivi que s’il apporte un bénéfice perceptible dans la vie quotidienne et si les risques ou effets indésirables restent acceptables. |
Que montrent les études cliniques actuelles ?
Les meilleures données scientifiques indiquent actuellement un bénéfice complémentaire limité du cannabis en cas de nausées et vomissements persistants malgré le traitement standard. En revanche, des preuves cliniques convaincantes font toujours défaut concernant une action directe contre le cancer, les douleurs cancéreuses, la cachexie tumorale ou de nombreux autres symptômes.
Les études sur le cannabis sont souvent difficiles à comparer. Cela tient notamment au fait qu’elles examinent des préparations, des rapports THC-CBD, des dosages, des voies d’administration, des types de cancer et des objectifs d’étude différents. Les petites études peuvent fournir des indications importantes, mais elles ne suffisent généralement pas à elles seules pour démontrer clairement le bénéfice d’un traitement.
| Étude ou recommandation | Question étudiée | Conclusion principale | Interprétation |
|---|---|---|---|
| Recommandation ASCO 2024 | Utilisation du cannabis et des cannabinoïdes chez les adultes atteints de cancer | Le traitement du cancer par le cannabis n’est pas recommandé en dehors des essais cliniques. Les preuves les plus solides concernent son utilisation complémentaire contre les nausées et vomissements persistants liés à la chimiothérapie malgré le traitement standard. | Recommandation internationale de référence |
| Grimison et al., étude de phase III (2024) | Extrait oral de THC-CBD ajouté aux antiémétiques standards | A montré un meilleur contrôle des nausées et vomissements persistants liés à la chimiothérapie, mais aussi un taux plus élevé d’effets indésirables. | Preuve d’efficacité actuelle importante pour une indication clairement définie |
| Revues systématiques (2024) | Douleurs cancéreuses, appétit, humeur et autres symptômes pénibles | Les preuves convaincantes concernent surtout les préparations contenant du THC contre les nausées liées à la chimiothérapie. Pour les autres symptômes, les données restent généralement contradictoires. | Met en évidence les besoins de recherche persistants |
| NCI PDQ® (mis à jour en continu) | Vue d’ensemble du cannabis et du cancer | Résume les recherches précliniques et les études cliniques sur le cancer et les symptômes associés, mais ne considère pas le cannabis comme un traitement anticancéreux établi. | Synthèse de preuves contrôlée sur le plan de la qualité par le National Cancer Institute |
Pourquoi des résultats de laboratoire sur des cellules cancéreuses ne prouvent-ils pas une efficacité clinique ?
Le fait qu’une substance influence des cellules cancéreuses en laboratoire ne signifie pas automatiquement qu’elle peut traiter efficacement le cancer chez l’être humain.
Avant d’être autorisé, un médicament doit franchir de nombreuses étapes de développement. Les expériences de laboratoire sont suivies d’études sur des modèles animaux puis d’essais cliniques chez l’être humain, qui évaluent d’abord la sécurité et le dosage, puis l’efficacité. De nombreuses substances actives donnent des résultats prometteurs en laboratoire, mais échouent ensuite dans les essais cliniques.
Seuls des essais cliniques de haute qualité permettent de déterminer si un traitement anticancéreux est réellement efficace. Ils examinent notamment si les tumeurs régressent, si la progression de la maladie ralentit, si les patients vivent plus longtemps ou si leur qualité de vie s’améliore. Des affirmations telles que « les cannabinoïdes tuent les cellules cancéreuses » sont donc trompeuses lorsqu’elles sont présentées sans ce contexte.
Quels types de cancer font l’objet de recherches sur les cannabinoïdes ?
Les cannabinoïdes sont étudiés en laboratoire et dans des projets de recherche préliminaires pour différents types de cancer. Toutefois, aucun type de cancer ne dispose actuellement d’un traitement généralement reconnu par cannabis, THC ou CBD.
Les recherches portent notamment sur les tumeurs cérébrales, le cancer du sein, le cancer du pancréas, le cancer colorectal et les cancers du sang. Il s’agit le plus souvent d’expériences cellulaires, de modèles animaux ou de petites études précoces. Ces travaux peuvent ouvrir de nouvelles pistes de recherche, mais ils ne démontrent pas encore l’efficacité d’un traitement anticancéreux chez l’être humain.
Cannabis, tumeurs cérébrales et glioblastome
Pour les tumeurs cérébrales telles que le glioblastome, les chercheurs étudient si les cannabinoïdes peuvent influencer des processus biologiques dans les cellules tumorales ou être associés à des traitements existants. Les données disponibles sont toutefois insuffisantes pour recommander le cannabis, le THC ou le CBD comme traitement efficace du glioblastome.
Cannabis et cancer du sein
Dans le cancer du sein également, les cannabinoïdes sont surtout étudiés dans des modèles de laboratoire et animaux. Les recherches portent notamment sur leurs effets possibles sur la division cellulaire, la mort cellulaire et les voies de signalisation tumorales. Des essais cliniques suffisamment solides devront déterminer si ces observations peuvent apporter un bénéfice aux patientes.
Cannabis et cancer du pancréas
Dans le cancer du pancréas, des équipes de recherche étudient les interactions possibles entre les cannabinoïdes, les cellules tumorales et les traitements anticancéreux établis. Les résultats disponibles proviennent principalement de phases de recherche précoces et ne permettent pas de recommander le cannabis pour traiter le cancer du pancréas.
Cannabis et cancer colorectal
Dans le cancer colorectal, les chercheurs étudient comment les cannabinoïdes pourraient influencer certains processus cellulaires et inflammatoires. Ici encore, les résultats obtenus sur des cultures cellulaires ou des modèles animaux ne peuvent pas être automatiquement transposés à l’être humain et ne prouvent pas l’efficacité d’un traitement anticancéreux.
Cannabis, leucémie et autres cancers du sang
Des recherches expérimentales sur les cannabinoïdes existent également pour la leucémie et d’autres cancers du sang. Cependant, il n’existe aucune preuve clinique d’un traitement sûr et efficace par THC, CBD ou cannabis. Il est en outre particulièrement important d’évaluer les interactions possibles avec les chimiothérapies et les autres médicaments anticancéreux.
Le cannabis peut-il influencer une immunothérapie ?
L’existence d’un effet cliniquement pertinent du cannabis sur l’efficacité des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire n’est pas encore établie avec certitude ; une discussion prudente et ouverte avec l’oncologue est donc nécessaire.
Certaines études observationnelles ont trouvé des associations entre la consommation de cannabis et de moins bons résultats sous immunothérapie. Ces données peuvent toutefois être biaisées par le stade du cancer, la charge symptomatique, les traitements concomitants, la raison de la consommation et d’autres différences. Elles ne prouvent pas un lien de causalité. Dans le même temps, les interactions immunologiques sont suffisamment plausibles sur le plan biologique pour ne pas être ignorées.
Les personnes sous immunothérapie ne doivent donc ni commencer le cannabis de leur propre initiative ni l’arrêter brutalement, mais discuter de la préparation et de la dose avec leur équipe soignante. La décision individuelle peut varier selon l’intensité des symptômes et les alternatives disponibles.
Comment reconnaître des informations fiables sur le cannabis et le cancer ?
Les informations fiables distinguent clairement le soulagement des symptômes du traitement du cancer. Elles présentent à la fois les bénéfices possibles et les limites de la recherche actuelle, et elles évitent toute promesse de guérison.
Vérifiez sur quelles données reposent les affirmations. Les essais cliniques chez l’être humain sont bien plus probants que les expériences de laboratoire, les études animales ou les témoignages isolés. Il doit également être clair à quelle préparation se rapportent les résultats. Les connaissances obtenues avec des médicaments standardisés à base de cannabis ne peuvent pas être simplement transposées aux huiles, fleurs ou autres produits à base de CBD et de cannabis en vente libre.
Il faut se méfier lorsque le cannabis est présenté comme un remède contre tous les cancers, lorsque des produits miracles prétendument dissimulés sont vantés, lorsqu’il est conseillé d’interrompre un traitement anticancéreux éprouvé ou lorsque des produits sont vendus sans preuves scientifiques vérifiables.
Comment vous préparer à la consultation médicale ?
Plus votre médecin est informé de vos symptômes, de vos médicaments et des produits à base de cannabis déjà utilisés, mieux il pourra déterminer si le cannabis peut vous convenir.
Notez le nom du produit, sa teneur en THC et en CBD, le mode d’administration, la dose, l’heure de prise ainsi que les effets et effets indésirables observés. Établissez également une liste complète de tous les médicaments, compléments alimentaires et préparations végétales que vous prenez. Décrivez aussi précisément que possible les symptômes qui vous gênent le plus et les traitements déjà essayés.
Voici quelques questions utiles à poser : quelles options thérapeutiques me conviennent ? Quelles interactions sont possibles avec mon traitement anticancéreux ? Comment saurons-nous si le cannabis aide réellement ? Quand faut-il arrêter ou modifier le traitement ? Et que dois-je prendre en compte pour la conduite, le travail ou la consommation simultanée d’alcool ou de sédatifs ?
Quelles questions restent ouvertes dans la recherche sur le cannabis ?
Pour mieux évaluer le bénéfice du cannabis en cas de cancer, il faut des études indépendantes plus vastes utilisant des préparations standardisées, des dosages clairement définis et des résultats pertinents pour les patients.
On ignore encore notamment quels rapports THC-CBD conviennent le mieux à certains symptômes, quels patients en bénéficient le plus, quels sont les risques à long terme et comment les cannabinoïdes interagissent avec les traitements ciblés modernes ou les immunothérapies. Il manque également des études de haute qualité comparant directement les fleurs de cannabis, les extraits et les substances actives isolées.
Pour déterminer si le cannabis peut influencer la croissance tumorale, des essais cliniques doivent montrer si les tumeurs diminuent réellement, si la progression de la maladie ralentit ou si les patients vivent plus longtemps. Tant que ces preuves manquent, l’utilisation du cannabis pour traiter le cancer reste expérimentale.

Quels éléments comptent dans la décision ?
Il est important de distinguer un soulagement possible des symptômes d’un traitement du cancer non démontré. La pertinence éventuelle du cannabis doit toujours être évaluée avec l’équipe soignante en fonction des bénéfices et risques individuels.
Le cannabis peut constituer une option thérapeutique supplémentaire pour certaines personnes atteintes de cancer, notamment lorsque les nausées et vomissements persistent malgré un traitement standard conforme aux recommandations. Le bénéfice éventuel dépend toutefois de la préparation utilisée, de la dose, du symptôme traité et de la situation personnelle. Les données actuelles ne permettent donc pas de recommandations générales.
Pour une utilisation aussi sûre que possible, les symptômes doivent d’abord être évalués précisément, les traitements éprouvés doivent avoir été exploités et les interactions possibles doivent être prises en compte. Lorsque du cannabis est utilisé, le traitement doit être planifié avec l’équipe soignante et réévalué régulièrement. Le cannabis ne doit jamais remplacer un traitement anticancéreux efficace.
Quelles sources reflètent l’état actuel de la recherche ?
Les recommandations récentes, les informations oncologiques contrôlées sur le plan de la qualité, les revues systématiques et les essais cliniques randomisés sont particulièrement utiles.
- American Society of Clinical Oncology : Cannabis and Cannabinoids in Adults With Cancer — recommandation, 2024
- Grimison et al. : Oral Cannabis Extract for Secondary Prevention of Chemotherapy-Induced Nausea and Vomiting — essai randomisé de phase III, 2024
- National Cancer Institute : Cannabis and Cannabinoids (PDQ), version professionnelle
- Service d’information sur le cancer du Centre allemand de recherche sur le cancer : cannabis et cannabinoïdes en cas de cancer
- Hatfield et al. : cannabinoïdes pour soulager les symptômes liés au cancer — revue systématique des preuves, 2024
- National Center for Complementary and Integrative Health : cannabis et cannabinoïdes — bénéfices, risques et état de la recherche
FAQ
Q : Le cannabis est-il une alternative à la chimiothérapie ?
R : Non. Le cannabis n’est pas une alternative démontrée à la chimiothérapie ou aux autres traitements dirigés contre le cancer. Dans certains cas sélectionnés, il peut être utilisé en complément pour soulager certains symptômes.
Q : Quel cannabinoïde est le mieux étudié en cas de cancer ?
R : Pour les nausées et vomissements liés à la chimiothérapie, les médicaments contenant du THC et les associations THC-CBD sont mieux étudiés que le CBD seul.
Q : Le CBD peut-il stopper la croissance tumorale ?
R : Il n’existe aucune preuve clinique solide chez l’être humain. Les résultats de laboratoire ne suffisent pas pour recommander le CBD comme traitement anticancéreux.
Q : Le cannabis aide-t-il contre les douleurs cancéreuses ?
R : Les résultats sont contradictoires. Un bénéfice fiable comme traitement antalgique unique n’est pas démontré ; dans certains cas, une utilisation complémentaire peut être évaluée médicalement.
Q : Le cannabis médical peut-il entraîner une dépendance ?
R : Les préparations contenant du THC peuvent provoquer une tolérance, une dépendance et des symptômes de sevrage lors d’une utilisation prolongée. Le risque dépend de la dose, de la durée et de facteurs individuels.
Q : Les huiles de CBD en vente libre conviennent-elles aux personnes atteintes de cancer ?
R : Pas automatiquement. La teneur, la pureté et l’étiquetage peuvent varier, et des interactions restent possibles. Un produit ne doit être utilisé qu’après discussion avec l’équipe soignante.
Q : Peut-on prendre du cannabis pendant une immunothérapie ?
R : Les données ne sont pas concluantes. En raison d’interactions immunologiques et pharmacologiques possibles, une évaluation médicale individuelle est nécessaire.
Q : Quand le cannabis peut-il être envisagé contre les nausées dues à la chimiothérapie ?
R : Surtout lorsque les médicaments contre les nausées et vomissements conformes aux recommandations ne sont pas suffisamment efficaces et que le bénéfice complémentaire possible l’emporte sur les risques.
Q : L’inhalation est-elle préférable à l’huile ?
R : L’inhalation agit plus rapidement, tandis que les préparations orales agissent généralement plus longtemps. La forme la plus adaptée dépend de l’objectif, de la fonction pulmonaire, de la facilité de dosage et du risque d’effets indésirables.
Q : Dois-je signaler le CBD à mon oncologue ?
R : Oui. Le CBD peut modifier la dégradation des médicaments et doit figurer dans la liste des traitements comme toute autre préparation pharmacologiquement active.
