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Qu'est-ce que le CBG ? Effets et bienfaits

Le CBG expliqué : formation, propriétés et état actuel de la recherche

Mis à jour : juillet 2026 | Tout ce qu'il faut savoir sur le CBG (cannabigérol) : sa formation, ses propriétés, ses bienfaits potentiels, ses différences avec le CBD et le THC, sa sécurité et l'état actuel de la recherche scientifique.
Auteur : équipe de culture Cannapot | Temps de lecture : environ 24 minutes

Molécule de CBG, plante de cannabis et CBGA comme point de départ de la biosynthèse des cannabinoïdes

L’essentiel en un coup d’œil

CBG signifie cannabigérol et désigne un phytocannabinoïde naturellement présent dans la plante de cannabis.

Dans la plante de cannabis vivante, le CBG se présente principalement sous forme d’acide cannabigérolique (CBGA). À partir du CBGA, des enzymes forment notamment du THCA, du CBDA et du CBCA.

Selon l’état actuel des connaissances scientifiques, le CBG n’est pas considéré comme typiquement intoxicant. Les produits contenant du CBG peuvent toutefois renfermer du THC ou, selon leur composition, avoir des effets sur le système nerveux central.

Le CBG est étudié en laboratoire et chez l’animal notamment en lien avec les processus inflammatoires, la douleur, le système nerveux, la digestion, la pression intraoculaire et certains micro-organismes. Pour la plupart des applications médicales potentielles, il n’existe toutefois pas encore de preuves cliniques solides.

Une petite étude humaine publiée en 2024 fournit de premiers indices concernant des effets à court terme du CBG sur le stress et l’anxiété ressentis. Il n’existe toutefois actuellement aucune preuve clinique solide permettant d’en recommander un usage médical.

Le CBG est un cannabinoïde à part entière, étroitement lié à la formation d’autres cannabinoïdes

CBG est l’abréviation de Cannabigerol. Cette substance appartient aux phytocannabinoïdes, c’est-à-dire aux composés naturels produits principalement dans les trichomes glandulaires de la plante de cannabis. Comparé au THC, au THCV ou au CBD, le CBG neutre n’est généralement présent qu’en quantités relativement faibles dans de nombreuses plantes pleinement matures issues de graines de cannabis.

Le précurseur acide CBGAest particulièrement important. Dans la biosynthèse végétale, il sert de matière première à plusieurs acides cannabinoïdes majeurs. C’est pourquoi le CBGA est souvent qualifié, de manière simplifiée, de « cannabinoïde mère ». Scientifiquement, il est toutefois plus exact de dire que le CBGA est un précurseur biosynthétique commun de plusieurs phytocannabinoïdes importants.

Qu’est-ce que le CBG exactement ?

Le CBG est la forme neutre du cannabinoïde cannabigérol et résulte principalement de la décarboxylation de l’acide cannabigérolique (CBGA).

Dans le matériel végétal frais, la plupart des cannabinoïdes sont d’abord présents principalement sous forme d’acides carboxyliques. Le précurseur acide du CBG est l’acide cannabigérolique (CBGA). Sous l’effet de la chaleur, de la lumière ou du vieillissement naturel, le CBGA peut perdre un groupe carboxyle sous forme de dioxyde de carbone (CO2). Il se transforme alors en CBG neutre. Ce processus chimique est appelé décarboxylation .

La formule moléculaire du CBG est C21H32O2. Il est liposoluble et seulement faiblement soluble dans l’eau. Ces propriétés influencent aussi bien sa transformation que son absorption par l’organisme. Sur le plan chimique, le CBG est apparenté au CBD, au THC et au CBC, mais s’en distingue par sa structure spatiale et son profil pharmacologique.

Pourquoi le CBGA est-il considéré comme le précurseur d’autres cannabinoïdes ?

Le CBGA est un précurseur biosynthétique central à partir duquel les enzymes végétales peuvent notamment produire du THCA, du CBDA et du CBCA.

La plante de cannabis forme le CBGA à partir d’acide olivétolique et de géranyl-diphosphate. Ensuite, c’est principalement l’équipement enzymatique déterminé génétiquement qui décide vers quels acides cannabinoïdes le CBGA sera transformé. La THCA synthase produit surtout du THCA, la CBDA synthase surtout du CBDA et la CBCA synthase surtout du CBCA.

Toutes les molécules de CBGA ne sont pas entièrement transformées. Une fraction résiduelle peut devenir du CBG par décarboxylation. Dans les plantes spécialement sélectionnées pour être riches en CBG, la conversion vers d’autres acides cannabinoïdes est génétiquement limitée ou déplacée. Une plus grande quantité de CBGA peut ainsi s’accumuler.

En bref : Le CBGA n’est pas le précurseur direct de tous les cannabinoïdes connus. Il constitue toutefois le point de départ central de plusieurs voies de synthèse importantes, notamment celles menant au THCA, au CBDA et au CBCA.

Comment le CBG se forme-t-il dans la plante de cannabis ?

Le CBG se forme lorsque le CBGA n’est pas entièrement transformé en d’autres acides cannabinoïdes, puis subit une décarboxylation.

La biosynthèse se déroule principalement dans les trichomes glandulaires des fleurs femelles. Des éléments constitutifs issus de deux voies métaboliques différentes sont d’abord produits : la voie des polycétides fournit l’acide olivétolique, tandis que le métabolisme terpénique fournit le géranyl-diphosphate. Une prényltransférase associe ces deux molécules pour former le CBGA.

La quantité de CBG détectable par la suite dépend de la génétique, du stade de développement, du moment de la récolte, du séchage, du stockage et de la transformation. Les jeunes plantes ne possèdent pas automatiquement une teneur élevée en CBG utilisable. Ce qui compte est le rapport concret entre le CBGA, le CBG et les autres cannabinoïdes dans le matériel végétal analysé.

Où le CBG est-il naturellement présent ?

Le CBG est naturellement présent dans le cannabis, mais ne constitue souvent qu’un composant secondaire des plantes matures dominantes en THC ou en CBD.

Dans la plupart des plantes de cannabis, une grande partie du CBGA formé est transformée au cours de la floraison par des enzymes propres à la plante en d’autres acides cannabinoïdes tels que le THCA, le CBDA ou le CBCA. De nombreuses fleurs séchées contiennent donc nettement plus de ces cannabinoïdes que de CBGA ou de CBG. Les génétiques dominantes en CBG ont été spécifiquement sélectionnées afin qu’une plus grande quantité de CBGA soit conservée et puisse donner des teneurs plus élevées en CBG. 

Le nom ou la désignation d’une variété de cannabis ne permet toutefois pas à lui seul de déduire de manière fiable sa teneur réelle en CBG. Même des plantes d’une même variété peuvent présenter des compositions cannabinoïdes très différentes selon la génétique, le phénotype, les conditions de culture et le moment de la récolte. Une analyse de laboratoire spécifique au lot est donc beaucoup plus informative qu’un simple nom de variété.

Quelles variétés de cannabis contiennent particulièrement beaucoup de CBG ?

Les variétés de cannabis riches en CBG ont été spécifiquement sélectionnées pour produire des quantités plus élevées de cannabigérol. Comme les teneurs en cannabinoïdes peuvent varier selon la génétique, le phénotype, les conditions de culture et le moment de la récolte, les variétés suivantes ne sont données qu’à titre d’exemples de lignées connues dominantes en CBG. Alors que les plantes issues de graines de CBD sont désormais largement répandues, le choix de variétés spécialement sélectionnées pour une teneur élevée en CBG reste encore relativement limité.

Variété Breeder Teneur en CBG Particularités
CBG Kush Cannapot 10 % CBG Indica, notes terreuses, sucrées et diesel
CBG #18 Ape Origin 18 % CBG mostly Indica, fraîche, acidulée et fruitée
CBG Force Dutch Passion 12 % CBG Hybride, fruité avec un arôme de crème citronnée
CBG Relief Auto Seedsman 7 % CBG Autofloraison, mostly Sativa, parfum floral
Royal CBG Auto Royal Queen 8 % CBG Autofloraison, mostly Sativa, parfum de vanille

Les valeurs indiquées sont uniquement données à titre indicatif. La teneur réelle en CBG peut varier considérablement selon la génétique, le phénotype, les conditions de culture, le moment de la récolte et l’analyse de laboratoire.

Comment le CBG agit-il dans l’organisme ?

Le CBG influence plusieurs récepteurs, canaux ioniques et systèmes enzymatiques sans présenter le profil d’action typique du THC.

La pharmacologie du CBG est complexe. Dans les modèles expérimentaux, la substance interagit notamment avec les récepteurs CB1 et CB2, les récepteurs alpha-2 adrénergiques, différents canaux ioniques TRP et le système des récepteurs 5-HT1A. L’effet exact dépend de la concentration, du type cellulaire, du tissu étudié et du protocole expérimental.

Le CBG est souvent décrit comme un agoniste partiel faible des récepteurs cannabinoïdes. Il peut également influencer certaines voies de signalisation en dehors du système endocannabinoïde classique. Cette large activité observée en laboratoire ne permet toutefois pas de conclure à un effet général sur la santé. La liaison à des récepteurs décrit un mécanisme biologique, mais ne constitue pas une preuve d’efficacité clinique. Cela vaut également pour d’éventuelles applications liées aux cancers, pour lesquelles les preuves cliniques sont actuellement insuffisantes.

Quel rôle le système endocannabinoïde joue-t-il dans l’action du CBG ?

Le CBG peut interagir avec des composants du système endocannabinoïde, mais il y agit différemment et de façon nettement moins intense que le THC.

Le système endocannabinoïde comprend notamment les récepteurs CB1 et CB2, des ligands produits par l’organisme tels que l’anandamide et le 2-arachidonoylglycérol (2-AG), ainsi que les enzymes responsables de leur synthèse et de leur dégradation. THC active principalement les récepteurs CB1 et provoque ainsi une part importante de son effet intoxicant. Les terpènes peuvent déterminer le profil olfactif et aromatique d’une plante de cannabis et sont étudiés comme facteur possible de l’effet global. Le CBG présente une activité fonctionnelle nettement plus faible au niveau de CB1 et, selon les connaissances actuelles, ne produit pas un profil d’intoxication typique comparable.

Certaines études en laboratoire et chez l’animal suggèrent que le CBG pourrait également influencer la disponibilité de messagers produits par l’organisme. Ces mécanismes dépendent toutefois du modèle expérimental utilisé et n’ont pas encore été suffisamment étudiés chez l’être humain. Les affirmations selon lesquelles « le CBG rééquilibre le système endocannabinoïde » ou « régule le système endocannabinoïde » ne sont pas étayées par les connaissances scientifiques actuelles.

Le CBG est-il psychoactif ou intoxicant ?

Selon l’état actuel des connaissances scientifiques, le CBG n’est pas considéré comme typiquement intoxicant, mais il peut provoquer des effets biologiques et éventuellement perceptibles subjectivement.

Le terme « psychoactif » désigne en principe toute substance qui influence les fonctions du système nerveux central. « Intoxicant » décrit en revanche des modifications marquées de la perception, de la pensée, de l’humeur ou de la coordination. Le CBG n’active pas les récepteurs CB1 de la même manière que le Delta-9-THC et n’est donc pas associé à l’ivresse cannabique classique.

« Non intoxicant » ne signifie toutefois pas automatiquement « sans effet » ou « toujours sûr ». Les fleurs de CBG et les extraits à spectre complet peuvent également contenir du THC. L’effet réel d’un produit dépend donc notamment de l’ensemble de son profil cannabinoïde, de la dose, de la voie d’administration et de la sensibilité individuelle.

Quelles sont les différences entre le CBG, le CBD et le THC ?

Le CBG, le CBD et le THC proviennent de voies de synthèse végétales apparentées, mais diffèrent par leur structure, leur concentration naturelle, leur action sur les récepteurs et le niveau des données cliniques.

Caractéristique CBG CBD Delta-9-THC
Nom complet Cannabigerol Cannabidiol Delta-9-Tetrahydrocannabinol
Précurseur acide CBGA CBDA THCA
Effet intoxicant typique non typique selon les connaissances actuelles non typique souvent marqué
Action sur CB1 faible et dépendante du système de test action principalement indirecte ou modulatrice agoniste partiel
Présence naturelle faible dans de nombreuses plantes matures ; plus élevée dans les chémovars riches en CBG souvent cannabinoïde principal dans les plantes dominantes en CBD souvent cannabinoïde principal dans les plantes dominantes en THC
Données cliniques très limitées disponibles pour certains médicaments standardisés et certaines indications disponibles pour certaines applications médicales

Le CBG n’est ni un « CBD plus puissant » ni un « THC sans ivresse ». Chaque cannabinoïde possède son propre profil pharmacologique et se distingue par sa liaison aux récepteurs, ses mécanismes d’action et ses propriétés biologiques. Même des quantités identiques en milligrammes ne peuvent donc pas être comparées directement, car la biodisponibilité, le métabolisme, la composition du produit et les réactions individuelles peuvent différer.

 Comparaison du CBG, du CBD et du THC : précurseurs acides, profil des récepteurs et niveau de preuve
 

Comment le CBG est-il absorbé et métabolisé par l’organisme ?

Le CBG est liposoluble, son absorption varie en rapidité selon la voie d’administration, puis il est principalement métabolisé dans le foie.

Lors d’une prise orale, le CBG traverse d’abord l’estomac et l’intestin. Il rejoint ensuite le foie par la veine porte, où une partie est déjà transformée avant d’atteindre la circulation générale. Cet effet de premier passage peut limiter la biodisponibilité et entraîner des différences importantes d’une personne à l’autre.

Les cannabinoïdes inhalés sont généralement absorbés plus rapidement, mais la dose réelle dépend fortement du dispositif, de la température, de la manière d’inhaler et du produit. Les données pharmacocinétiques humaines disponibles sur le CBG sont nettement moins nombreuses que pour le THC et le CBD. Sa demi-vie, ses métabolites actifs et les relations dose-effet fiables ne sont donc pas encore décrits de manière définitive.

Quels effets du CBG font l’objet de recherches scientifiques ?

Le CBG est étudié dans de nombreux domaines, mais la majeure partie des données provient encore de cultures cellulaires et de modèles animaux.

Processus inflammatoires

Des études précliniques examinent la manière dont le CBG influence les médiateurs de l’inflammation et les cellules immunitaires.

Traitement de la douleur

Les modèles animaux fournissent de premiers indices concernant une possible influence sur les voies de signalisation liées à la douleur.

Système nerveux

Les recherches portent sur d’éventuels effets sur les cellules nerveuses, les récepteurs et les processus neurobiologiques.

Digestion et intestin

Les travaux de recherche s’intéressent à la motilité intestinale et aux processus inflammatoires du système digestif.

Micro-organismes

Des études en laboratoire testent l’activité du CBG contre certaines bactéries et d’autres micro-organismes.

Pression intraoculaire

Des études plus anciennes ont examiné de possibles liens entre le CBG et la pression intraoculaire. Les preuves cliniques chez l’être humain font encore défaut.

Les sections suivantes présentent plus précisément les principaux domaines de recherche et le niveau de preuve correspondant.

Le CBG peut-il réduire l’anxiété ou le stress ?

Une petite étude humaine contrôlée par placebo fournit de premiers indices de modifications à court terme de l’anxiété et du stress ressentis, mais ne démontre aucune efficacité contre les troubles anxieux.

Dans une étude en double aveugle publiée en 2024, 34 adultes en bonne santé ont reçu soit 20 milligrammes de CBG, soit un placebo. L’étude utilisait un protocole croisé, les mêmes participants passant les deux conditions à des dates différentes. Après la prise de CBG, les participants ont rapporté en moyenne des niveaux plus faibles d’anxiété aiguë et de stress. Aucun signe d’ivresse typique ni d’altération mesurable n’a été observé dans cette étude.

L’étude était de petite taille, n’examinait qu’une dose unique et mesurait principalement des effets à court terme chez des personnes en bonne santé. Elle ne permet donc pas de déterminer si le CBG est efficace contre des troubles anxieux diagnostiqués, combien de temps d’éventuels effets persistent ni quels risques sont associés à un usage régulier. D’autres études indépendantes portant sur des groupes plus importants sont nécessaires. Des recherches intensives sont également menées sur le CBD contre le stress ainsi que sur l’utilisation potentielle du CBD contre la dépression . Les données actuelles restent toutefois insuffisantes pour formuler des recommandations thérapeutiques générales.

Le CBG améliore-t-il la concentration ou la mémoire ?

Une amélioration fiable de la concentration, de la mémoire ou des performances cognitives grâce au CBG n’est pas démontrée.

Dans la même petite étude de 2024, les participants ont obtenu de meilleurs résultats à un test de mémoire verbale après le CBG qu’après le placebo. Ce résultat isolé est intéressant, mais doit être interprété avec prudence. Il peut avoir été influencé par le protocole précis du test, des effets d’apprentissage, la taille de l’échantillon ou le hasard.

Les données sont insuffisantes pour tirer des conclusions sur l’attention au quotidien, les capacités d’apprentissage, le temps de réaction ou la mémoire à long terme. Les affirmations publicitaires telles que « cannabinoïde de la concentration » ou « substitut naturel aux nootropiques » dépassent donc l’état actuel des connaissances scientifiques.

Le CBG a-t-il un effet anti-inflammatoire ?

Le CBG montre des effets modulant l’inflammation dans différents modèles précliniques, mais un effet anti-inflammatoire général chez l’être humain n’est pas cliniquement établi.

Des études cellulaires et animales rapportent des modifications des cytokines, du stress oxydatif, de l’activité des cellules immunitaires et des voies de signalisation liées à l’inflammation. On ignore encore suffisamment quelles concentrations peuvent être atteintes dans les tissus humains et si elles produisent un bénéfice pertinent pour la santé.

Des marqueurs inflammatoires modifiés en laboratoire ne prouvent pas une amélioration des symptômes, de l’évolution d’une maladie ou de la qualité de vie chez l’être humain.

Le CBG peut-il soulager la douleur ?

Les données précliniques indiquent que le CBG pourrait intervenir dans le traitement de la douleur, mais les preuves cliniques d’un soulagement fiable font défaut.

Les mécanismes possibles comprennent la modulation des récepteurs cannabinoïdes, des récepteurs alpha-2 adrénergiques et des canaux ioniques TRP. Les modèles animaux peuvent fournir de premiers indices d’activité biologique, mais ne reproduisent que partiellement les pathologies douloureuses humaines.

Les études randomisées chez l’être humain portant sur différents types de douleur, des doses appropriées et d’éventuels effets indésirables restent largement absentes.

Quel pourrait être l’intérêt du CBG pour l’estomac et l’intestin ?

Le CBG est étudié au stade préclinique en lien avec la motilité intestinale et les processus inflammatoires de l’intestin, mais il ne constitue pas un traitement démontré des maladies gastro-intestinales.

Des études animales ont notamment examiné le CBG dans des modèles de colite et de motilité intestinale altérée. Des modifications de certains marqueurs inflammatoires et symptômes ont été observées. Leur transposition à l’être humain reste incertaine, car la dose, le métabolisme et l’évolution de la maladie diffèrent fortement entre les modèles animaux et les patients.

Des troubles digestifs persistants ou sévères doivent faire l’objet d’un examen médical et ne doivent pas être traités uniquement avec du CBG.

Le CBG agit-il contre les bactéries ?

Le CBG présente en laboratoire une activité contre certaines bactéries, mais cela ne prouve pas son efficacité contre les infections chez l’être humain.

Une attention particulière est accordée aux études portant sur des bactéries à Gram positif telles que Staphylococcus aureus. La concentration qui inhibe la croissance dans une culture cellulaire ne peut toutefois pas forcément être atteinte de manière sûre dans le corps humain. La distribution dans les tissus, la liaison aux protéines, le métabolisme et une éventuelle toxicité influencent également son utilité pratique.

Le CBG ne constitue donc pas un substitut démontré aux antibiotiques ni au traitement médical des infections bactériennes.

Le CBG réduit-il la pression intraoculaire ?

Des études animales plus anciennes décrivent des modifications de la pression intraoculaire, mais ne fournissent pas de base suffisante pour une utilisation contre le glaucome.

Le glaucome regroupe des maladies oculaires susceptibles d’endommager le nerf optique. La pression intraoculaire est un facteur de risque important, mais pas le seul. Même si une substance modifie temporairement cette pression, cela ne signifie pas qu’elle améliore l’évolution de la maladie ou convient à un usage prolongé.

Les traitements modernes du glaucome sont conçus sur la base d’une efficacité démontrée, d’une durée d’action appropriée et d’une bonne tolérance locale. Le CBG ne doit pas remplacer les collyres prescrits ni les contrôles ophtalmologiques.

Le CBG influence-t-il l’appétit ?

Des études animales suggèrent de possibles modifications de la prise alimentaire, mais un effet stimulant ou coupe-faim du CBG n’est pas démontré de manière fiable chez l’être humain.

Certaines études animales rapportent une augmentation de la consommation alimentaire. Comme la régulation de l’appétit dépend de nombreux facteurs biologiques et médicaux, aucune recommandation pour l’être humain ne peut en être déduite.

Des modifications persistantes de l’appétit ou une perte de poids inexpliquée doivent faire l’objet d’un bilan médical.

Qu’est-ce que l’huile de CBG ?

L’huile de CBG est une huile porteuse à laquelle a été ajouté un extrait contenant du CBG ou du cannabigérol isolé.

Ce terme ne désigne pas une composition uniforme. Un isolat de CBG contient principalement une seule substance. Les produits à large spectre peuvent contenir d’autres cannabinoïdes et substances associées, mais sont censés présenter, selon leur fabrication, des quantités de THC faibles ou non détectables. Les produits à spectre complet contiennent un profil végétal plus large et peuvent aussi renfermer du THC.

Le pourcentage indique généralement la quantité de CBG dans le produit total. Une huile à cinq pour cent contient théoriquement environ 50 milligrammes de CBG par millilitre, si l’indication du fabricant est correcte. La quantité par goutte dépend du compte-gouttes, de la viscosité et de la taille des gouttes et ne doit pas être estimée de manière forfaitaire.

Sous quelles formes le CBG est-il proposé ?

Le CBG peut se présenter sous forme de matière végétale, d’extrait, d’huile, d’isolat ou de composant de produits combinant plusieurs cannabinoïdes.

Forme Caractéristique typique Point de contrôle important
Fleurs de CBG profil végétal complet avec CBG, CBGA et substances associées teneur en THC, qualité microbiologique et résidus
Huile de CBG extrait ou isolat dans une huile porteuse teneur réelle par millilitre et liste complète des ingrédients
Isolat de CBG cannabigérol hautement purifié identité, pureté, solvants et sous-produits
Extrait à spectre complet contient plusieurs cannabinoïdes et composants végétaux THC, terpènes, contaminants et variations entre lots
Produit combiné CBG associé au CBD ou à d’autres substances les effets individuels sont difficiles à attribuer

Quelle dose de CBG est scientifiquement établie ?

Il n’existe actuellement aucune dose standard de CBG généralement reconnue et scientifiquement validée pour les produits en vente libre.

Les rares études humaines ont examiné des préparations précises et généralement des doses uniques dans des conditions contrôlées. Ces valeurs ne peuvent pas être automatiquement transposées à d’autres produits, à une utilisation prolongée ou à des personnes malades. La concentration, la pureté, la voie d’administration et les substances associées modifient la quantité réellement absorbée.

La dose ne doit pas être déterminée uniquement à partir de témoignages, du poids corporel ou de pourcentages. Les personnes prenant des médicaments, enceintes, allaitantes ou présentant des problèmes de santé devraient demander un avis professionnel avant toute utilisation.

Quels effets indésirables le CBG peut-il provoquer ?

Le profil d’effets indésirables du CBG n’est pas encore suffisamment décrit, car les études humaines contrôlées sont rares et de petite taille.

Les symptômes possibles peuvent inclure fatigue, vertiges, sécheresse buccale, nausées, diarrhée, maux de tête ou modifications de l’appétit, de l’humeur, de la tension artérielle et de la fréquence cardiaque. On ne sait pas encore de manière fiable si ces effets surviennent avec du CBG isolé ni à quelle fréquence.

Même des effets indésirables apparemment légers peuvent être pertinents lors de la conduite, de l’utilisation de machines ou en association avec l’alcool et des médicaments sédatifs. Les produits à spectre complet peuvent en outre contenir du THC ou d’autres substances actives et présenter ainsi un profil de risque différent de celui du CBG pur.

Le CBG peut-il interagir avec des médicaments ?

Des interactions sont en principe possibles, mais elles n’ont pas encore été étudiées de manière suffisamment systématique chez l’être humain.

Le CBG est métabolisé par des enzymes hépatiques et peut, dans les études de laboratoire, influencer des systèmes enzymatiques également impliqués dans la dégradation de nombreux médicaments. Les concentrations de principes actifs pourraient ainsi théoriquement augmenter ou diminuer. L’importance clinique dépend de la dose, de la durée d’utilisation, de la génétique, de la fonction hépatique et du médicament concerné.

Une prudence particulière s’impose avec les médicaments à marge thérapeutique étroite ainsi qu’avec les anticoagulants, les antiépileptiques, les sédatifs, les antidépresseurs, les antihypertenseurs et les médicaments fortement métabolisés par les enzymes hépatiques. Les traitements prescrits ne doivent pas être modifiés ni arrêtés de sa propre initiative.

Qui doit être particulièrement prudent avec le CBG ?

Les données de sécurité sont insuffisantes pendant la grossesse, l’allaitement, chez les enfants, les adolescents et pour de nombreuses maladies préexistantes.

  • Grossesse et allaitement : En raison du manque de données de sécurité, le CBG ne devrait pas être utilisé sans recommandation médicale.

  • Enfants et adolescents : Le développement du système nerveux et de possibles contaminations des produits exigent une prudence particulière.

  • Maladies du foie ou des reins : Le métabolisme et l’élimination peuvent être modifiés.

  • Maladies cardiovasculaires : Les éventuels effets sur la tension artérielle et la fréquence cardiaque ne sont pas suffisamment clarifiés.

  • Troubles psychiques ou neurologiques : Les réactions individuelles et les interactions médicamenteuses peuvent être pertinentes.

Le CBG peut-il rendre un test de dépistage positif ?

Le CBG lui-même n’est pas la cible principale des tests rapides habituels de détection du THC, mais les produits au CBG peuvent contenir du THC et provoquer ainsi un résultat positif.

Les tests urinaires du commerce recherchent généralement des métabolites du THC. Un isolat de CBG pur et correctement analysé ne devrait pas produire ces métabolites. En pratique, les extraits à spectre complet, les fleurs, les produits mal étiquetés ou les contaminations croisées peuvent toutefois contenir des quantités mesurables de THC.

Les personnes qui doivent obtenir un résultat négatif pour des raisons professionnelles, sportives ou juridiques ne devraient pas se fier à des mentions telles que « sans THC ». Même un certificat d’analyse ne réduit le risque que s’il est récent, spécifique au lot et méthodologiquement pertinent.

Comment la teneur en CBG est-elle déterminée en laboratoire ?

Le CBG et le CBGA sont généralement analysés par chromatographie, la HPLC permettant de mesurer séparément les deux formes.

Lors de la chromatographie liquide haute performance, l’échantillon est séparé sans forte chauffe. Les cannabinoïdes acides sont ainsi largement préservés et peuvent être mesurés séparément des formes neutres. Les méthodes de chromatographie en phase gazeuse chauffent souvent l’échantillon, de sorte qu’une partie du CBGA peut se décarboxyler en CBG pendant l’analyse.

Un rapport de laboratoire pertinent indique, outre le CBG et le CBGA, le THC, le THCA, le CBD, le CBDA et d’autres composants importants. Les limites de détection, l’incertitude de mesure, l’échantillonnage, la date d’analyse et le numéro de lot sont également essentiels. Un pourcentage isolé sans ces informations n’est vérifiable que de manière limitée.

Que signifie le CBG total dans un rapport d’analyse ?

Le CBG total est une valeur calculée qui additionne le CBG déjà présent et la part de CBG pouvant théoriquement être produite à partir du CBGA.

Lors de la décarboxylation, le CBGA perd du dioxyde de carbone et donc une partie de sa masse moléculaire. La valeur du CBGA ne doit donc pas être simplement ajoutée à celle du CBG à raison d’un pour un. Un facteur de conversion d’environ 0,877 est souvent utilisé :

Calcul : CBG total = CBG + (CBGA × 0,877)

Cette valeur décrit un potentiel théorique en supposant une conversion complète. En pratique, le rendement réel peut être inférieur si la décarboxylation reste incomplète ou si des processus de dégradation se produisent simultanément.

Que se passe-t-il lors de la décarboxylation du CBGA en CBG ?

Lors de la décarboxylation, le CBGA perd un groupe carboxyle sous forme de dioxyde de carbone et devient ainsi du CBG neutre.

La chaleur accélère la réaction, mais la lumière et une longue durée de stockage peuvent également favoriser une conversion lente. La température et la durée influencent non seulement la formation du CBG, mais aussi l’oxydation et la dégradation thermique. Une chauffe plus intense n’entraîne donc pas automatiquement une teneur finale plus élevée.

La transformation optimale dépend de l’humidité, du matériau de départ, de la taille des particules, du contact avec l’oxygène et du produit recherché. Sans analyse contrôlée, la température et la durée ne permettent pas à elles seules de déterminer de manière fiable quelle quantité de CBGA a réellement été transformée en CBG.

Quelle est la stabilité du CBG face à la lumière, à la chaleur et au stockage ?

Le CBG peut se modifier sous l’effet de la lumière, de l’oxygène, de la chaleur et du temps, les données concrètes de stabilité restant limitées selon la matrice du produit.

La matière végétale, l’huile et l’isolat purifié ne se comportent pas de manière identique. L’oxygène et la lumière peuvent favoriser des réactions d’oxydation, tandis que la chaleur accélère aussi bien la décarboxylation que la dégradation. Pour les fleurs, la teneur en eau et la charge microbienne constituent des facteurs de qualité supplémentaires.

Un stockage à l’abri de la lumière, hermétique et à température stable peut ralentir les modifications. Il n’empêche toutefois pas un vieillissement illimité. Pour les produits anciens, il convient de tenir compte de la date d’analyse, car la composition actuelle peut différer de celle indiquée sur le certificat initial.

Comment reconnaître des informations fiables sur le CBG ?

Les informations fiables sur le CBG sont spécifiques au lot, vérifiées en laboratoire et distinguent clairement les valeurs mesurées des promesses de santé publicitaires.

  • Le CBG et le CBGA sont indiqués séparément.

  • Le THC et le THCA sont indiqués avec des limites de quantification suffisamment basses.

  • Le numéro de lot, la date d’analyse et le produit correspondent au certificat.

  • Le laboratoire indique la méthode, l’incertitude de mesure et les limites de détection.

  • Les pesticides, métaux lourds, solvants et contaminations microbiologiques sont contrôlés selon le type de produit.

  • Aucun effet curatif garanti ni promesse thérapeutique générale n’est avancé.

Un pourcentage élevé de CBG ne constitue pas à lui seul un critère de qualité. La pureté, l’identité, les substances associées, les résidus et les conditions de stockage sont au moins aussi importants.

Quelles affirmations sur le CBG ne sont pas scientifiquement démontrées ?

De nombreuses affirmations populaires sur le CBG transposent trop rapidement à l’être humain des résultats issus d’études en laboratoire ou chez l’animal.

Affirmation : le CBG est la mère de tous les cannabinoïdes.
Le CBGA est un précurseur important de plusieurs acides cannabinoïdes majeurs. Cette désignation simplifiée ne doit toutefois pas être comprise comme signifiant que chaque cannabinoïde provient directement du CBG neutre.

Affirmation : le CBG traite les troubles anxieux.
Une petite étude a montré des modifications à court terme chez des adultes en bonne santé. Les preuves cliniques sont insuffisantes pour traiter des troubles anxieux diagnostiqués.

Affirmation : le CBG est un antibiotique naturel.
Une activité contre des bactéries en laboratoire ne prouve pas qu’il permet de traiter efficacement et en toute sécurité des infections dans le corps humain.

Affirmation : le CBG soulage à coup sûr la douleur et l’inflammation.
Les données proviennent principalement de modèles précliniques. Aucun bénéfice clinique fiable n’est démontré.

Affirmation : le CBG n’a aucun effet indésirable.
Les données humaines sont trop limitées pour exclure des risques rares, dépendants de la dose ou à long terme.

Affirmation : le CBG est toujours exempt de THC.
La matière végétale et les extraits à spectre complet peuvent contenir du THC. L’analyse de laboratoire concrète du lot est déterminante.

Quelle est la solidité des preuves scientifiques concernant le CBG ?

Les bases chimiques et de nombreuses cibles moléculaires sont bien décrites, mais les preuves cliniques pour des applications concrètes restent généralement très faibles.

Question étudiée Base de données prédominante Évaluation
Biosynthèse du CBGA et du CBG Biochimie végétale, recherche enzymatique et analytique bien décrite
Action sur les récepteurs et les canaux ioniques Modèles cellulaires et essais sur tissus biologiquement plausible, fortement dépendante du modèle
Anxiété aiguë et stress une petite étude humaine contrôlée par placebo premier signal de recherche, aucune recommandation thérapeutique
Douleur et inflammation principalement modèles animaux et cellulaires bénéfice clinique non démontré
Maladies neurologiques modèles précliniques aucune utilisation établie
Sécurité à long terme et interactions données humaines insuffisantes largement non résolu

Questions fréquentes sur le CBG

Que signifie CBG ?
CBG signifie cannabigérol, un phytocannabinoïde naturellement présent dans la plante de cannabis.

Qu’est-ce que le CBGA ?
Le CBGA est l’acide cannabigérolique, précurseur acide du CBG et matière première centrale de plusieurs autres acides cannabinoïdes.

Le CBG est-il identique au CBD ?
Non. Le CBG et le CBD sont des molécules différentes, avec leurs propres profils de récepteurs, leur présence naturelle et des niveaux de recherche distincts.

Le CBG fait-il planer ?
Le CBG pur n’est pas considéré comme typiquement intoxicant. Les produits peuvent toutefois contenir du THC, de sorte que leur composition globale est déterminante.

Le CBG est-il plus puissant que le CBD ?
Ces substances ne peuvent pas être classées de manière générale comme « plus fortes » ou « plus faibles ». Elles agissent sur des cibles différentes et ne bénéficient pas du même niveau d’études cliniques.

Le CBG peut-il aider contre l’anxiété ?
Une petite étude fournit de premiers indices d’effets à court terme. Les données sont insuffisantes pour traiter des troubles anxieux.

Le CBG agit-il contre la douleur ?
Il existe des données précliniques, mais les preuves cliniques solides d’un soulagement fiable font défaut.

Le CBG est-il anti-inflammatoire ?
Des effets modulant l’inflammation ont été observés dans des modèles de laboratoire et animaux. Une utilisation généralement efficace chez l’être humain n’est pas démontrée.

Quelle quantité de CBG faut-il prendre ?
Il n’existe pas de dose standard généralement reconnue. Les valeurs étudiées ne valent que pour les préparations et situations examinées.

Le CBG peut-il provoquer des effets indésirables ?
Oui. Les effets indésirables et interactions possibles ne sont pas entièrement étudiés. Les données limitées ne permettent pas de garantir son innocuité.

Le CBG peut-il influencer un test de dépistage ?
Le CBG n’est pas la cible principale des tests habituels de THC. Si le produit contient du THC, un résultat positif peut toutefois survenir.

Le CBG est-il présent dans toutes les plantes de cannabis ?
Le CBGA et le CBG peuvent être détectés dans de nombreuses plantes, mais les quantités varient fortement selon la génétique et le stade de développement.

Quels termes techniques sont importants pour comprendre le CBG ?

Les termes suivants vous aideront à interpréter objectivement les études, rapports de laboratoire et informations relatives au cannabigérol.

CBG
Cannabigérol, forme neutre du cannabinoïde.
CBGA
Acide cannabigérolique, précurseur acide du CBG et matière première biosynthétique de plusieurs acides cannabinoïdes.
Phytocannabinoïde
Substance produite par une plante pouvant interagir avec les récepteurs cannabinoïdes ou des cibles biologiques apparentées.
Décarboxylation
Réaction chimique au cours de laquelle un acide cannabinoïde perd du dioxyde de carbone et se transforme en forme neutre.
Récepteur CB1
Récepteur cannabinoïde particulièrement fréquent dans le système nerveux central et largement impliqué dans l’effet intoxicant du THC.
Récepteur CB2
Récepteur cannabinoïde présent notamment dans les cellules immunitaires et différents tissus périphériques.
Canal ionique TRP
Groupe de protéines membranaires pouvant participer à la perception de la température, de la douleur et des stimuli.
Agoniste
Substance qui active un récepteur et déclenche ainsi une réponse biologique.
Agoniste partiel
Substance qui active un récepteur, mais produit une réponse maximale plus faible qu’un agoniste complet.
Biodisponibilité
Part d’une substance absorbée qui atteint la circulation sanguine systémique.
Métabolite
Produit métabolique formé lors de la transformation enzymatique d’une substance initiale.
Chémovar
Classification d’une plante de cannabis selon son profil chimique mesurable plutôt que sur le seul nom de variété.

Évaluer le CBG avec objectivité : biologiquement intéressant, mais encore peu étudié en clinique

Le CBG est un phytocannabinoïde pertinent dont l’origine végétale est bien décrite, mais pour lequel les preuves cliniques restent très limitées.

L’importance particulière du CBG réside d’abord dans son lien avec le CBGA et donc dans la biosynthèse de plusieurs cannabinoïdes majeurs. Les études cellulaires et animales montrent en outre une large activité biologique. Ces résultats font du CBG un sujet de recherche intéressant, mais ne doivent pas être assimilés à un effet médical démontré.

La première petite étude humaine contrôlée fournit un signal précoce concernant le stress aigu et l’anxiété ressentie. Des études indépendantes plus vastes sont nécessaires pour obtenir des conclusions fiables sur l’efficacité, la dose optimale, la sécurité à long terme et les interactions. Une évaluation prudente est donc scientifiquement plus appropriée que des promesses générales.

Sources scientifiques

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  • Cuttler C et al. Acute effects of cannabigerol on anxiety, stress, and mood: a double-blind, placebo-controlled, crossover, field trial. Scientific Reports. 2024. PubMed
  • Walsh KB et al. Minor Cannabinoids: Biosynthesis, Molecular Pharmacology and Potential Therapeutic Uses. 2021. PubMed
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  • Calapai F et al. Pharmacological Aspects and Biological Effects of Cannabigerol and Its Synthetic Derivatives. 2022. PubMed Central
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  • Taura F et al. Phytocannabinoids in Cannabis sativa: recent studies on biosynthetic enzymes. Chemistry & Biodiversity. 2007. PubMed
  • Henshaw FR et al. The Effects of Cannabinoids on Pro- and Anti-Inflammatory Cytokines: A Systematic Review of In Vivo Studies. 2021. PubMed
  • Niyangoda D et al. Cannabinoids as Antibacterial Agents: A Systematic and Narrative Review. 2024. PubMed
  • Tahir MN et al. The biosynthesis of the cannabinoids. Journal of Cannabis Research. 2021. PubMed
  • Das PC et al. Postharvest Operations of Cannabis and Their Effect on Cannabinoid Content. 2022. PubMed
J. von Cannapot

J. Cannapot

J. est le fondateur de Cannapot et est considéré comme un expert dans le domaine du cannabis, avec une spécialisation dans les variétés de cannabis. Il possède de solides connaissances sur le sujet ainsi que de nombreuses années d’expérience dans le secteur. Depuis de nombreuses années, J. se consacre intensivement aux variétés et à différents produits liés au cannabis et au chanvre.

Info

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