Cookie Consent by Privacy Policies website
Graines de cannabisGraines automatiquesExterieurGraines de CBDGraines régulièresAccessoires
20+ Years Experience
Discreet Shipping
Bonus Seeds
Canna Wiki

Mouches blanches sur cannabis : infestation et contrôle

Aleurodes sur le cannabis : infestation et mesures

Mis à jour : août 2026 | Découvre comment reconnaître les aleurodes sur le cannabis, quels dégâts ils provoquent et quelles mesures sont utiles en cas d’infestation.
Auteur : Cannapot Grow Team | Temps de lecture : environ vingt-cinq minutes

Aleurodes sur la face inférieure d’une feuille de cannabis

L’essentiel en un coup d’œil

✓ Malgré leur nom, les aleurodes ne sont pas de véritables mouches, mais des insectes de la famille des Aleyrodidae. Ces petits insectes d’environ un à deux millimètres se trouvent généralement sur la face inférieure des feuilles de cannabis. Lorsqu’on bouge une feuille infestée, les insectes blancs s’envolent souvent immédiatement.

✓ La face inférieure des feuilles abrite non seulement les adultes, mais aussi des œufs et différents stades de développement. Les nymphes, plates et presque immobiles, passent particulièrement inaperçues et sont donc facilement négligées.

✓ En cas d’infestation importante, les feuilles de cannabis peuvent jaunir, la croissance peut ralentir et leur surface devenir collante. Cela est dû au miellat, sur lequel peut ensuite se développer une fumagine sombre.

✓ Les pièges jaunes englués sont surtout utiles pour détecter tôt une infestation et surveiller le nombre d’adultes volants. Ils ne capturent toutefois ni les œufs ni les nymphes présents sur les feuilles, raison pour laquelle ils ne suffisent généralement pas à eux seuls.

✓ En intérieur et sous serre, des auxiliaires comme la petite guêpe parasitoïde Encarsia formosa peuvent constituer un soutien utile. La mesure la plus adaptée dépend surtout de l’ampleur de l’infestation et du stade de développement de la plante.

✓ Pendant la floraison, il faut être particulièrement prudent avec les pulvérisations. Dans la mesure du possible, les fleurs ne devraient pas être mouillées avec des savons, des huiles ou d’autres préparations ; il faut toujours vérifier l’adéquation et l’autorisation des produits.

Tu bouges un plant de cannabis et, soudain, plusieurs minuscules insectes blancs s’envolent des feuilles. En regardant de plus près, d’autres individus se trouvent sur la face inférieure des feuilles ou certaines feuilles paraissent anormalement collantes. Ce sont des signes typiques d’aleurodes, qui appartiennent en réalité à la famille des Aleyrodidae. Les adultes sont relativement faciles à repérer, contrairement à leurs œufs et à leurs jeunes stades de développement.

Les aleurodes peuvent apparaître en intérieur, sous serre et aussi en extérieur. En cas de doute, retourne donc plusieurs feuilles et examine surtout soigneusement leur face inférieure. On peut y trouver, en plus des adultes, des œufs et des nymphes. Le miellat collant et les modifications des feuilles fournissent d’autres indices. Les autres ravageurs possibles sont également présentés dans notre aperçu des ravageurs du cannabis en extérieur.

Que sont les aleurodes sur le cannabis ?

Les aleurodes sont de petits insectes piqueurs-suceurs appartenant à la famille des Aleyrodidae (Aleyrodidae). Malgré leur nom, ils n’ont rien à voir avec de véritables mouches. Les adultes ne mesurent qu’environ un à deux millimètres et se remarquent surtout par leurs ailes recouvertes d’une fine poudre blanche.

Les aleurodes appartiennent aux Hémiptères et sont notamment apparentés aux pucerons et aux cochenilles. Les adultes ainsi que plusieurs de leurs stades de développement se nourrissent de la sève des plantes. Pour cela, ils percent les tissus végétaux avec leurs pièces buccales. Quelques individus passent d’abord presque inaperçus, mais des populations plus importantes peuvent progressivement affaiblir le plant de cannabis.

Pourquoi les aleurodes sont-ils aussi appelés « mouches blanches » ?

Le terme aleurode correspond assez bien à leur apparence. Avec leurs ailes blanches, les adultes rappellent de minuscules papillons de nuit. Les jeunes stades ont en revanche un aspect totalement différent : ils sont plats, restent plaqués contre la face inférieure des feuilles et se déplacent à peine après le premier stade larvaire.

La couleur blanche caractéristique des adultes provient d’une fine couche cireuse présente sur leur corps et leurs ailes. Malgré leur petite taille, cela rend ces ravageurs assez faciles à reconnaître, surtout lorsque plusieurs individus s’envolent en même temps lorsqu’on bouge une feuille infestée.

Quelles espèces d’aleurodes peuvent infester le cannabis ?

Sur le cannabis, deux représentants bien connus des Aleyrodidae sont surtout susceptibles d’apparaître : l’aleurode des serres (Trialeurodes vaporariorum) et l’aleurode du tabac (Bemisia tabaci). Les deux peuvent vivre sur de nombreuses plantes différentes et, lorsque les conditions s’y prêtent, infester également le cannabis.

Aleurode des serres – Trialeurodes vaporariorum

Trialeurodes vaporariorum est surtout connu dans les serres et se rencontre sur de nombreuses plantes potagères et ornementales. Les conditions chaudes et protégées lui offrent de bonnes possibilités de multiplication. Les adultes se tiennent de préférence sur la face inférieure des jeunes feuilles, où ils déposent également leurs œufs.

À mesure que la plante pousse, les nymphes déjà présentes restent sur leurs feuilles. Les stades plus âgés se trouvent donc souvent sur des feuilles situées plus bas, tandis que les adultes se tiennent plutôt sur les feuilles plus jeunes. En cas de forte infestation, des œufs, des nymphes et des aleurodes adultes peuvent ainsi être présents simultanément sur un seul plant de cannabis.

Aleurode du tabac – Bemisia tabaci

De même, Bemisia tabaci peut infester un grand nombre de plantes différentes et apprécie particulièrement les conditions chaudes. Les adultes paraissent légèrement plus jaunâtres que ceux de l’aleurode des serres. La position des ailes diffère également quelque peu et peut, lors d’un examen très attentif, donner un indice sur l’espèce.

Pour un cultivateur, cette distinction est toutefois généralement secondaire au quotidien et n’est de toute façon pas toujours claire à l’œil nu. Il s’agit d’abord de déterminer s’il y a réellement des aleurodes et jusqu’où l’infestation s’est déjà propagée. L’identification précise de l’espèce peut ensuite devenir importante, par exemple lorsqu’on souhaite utiliser des auxiliaires ciblés.

Bon à savoir : Tous les petits insectes blancs présents sur un plant de cannabis ne sont pas automatiquement des aleurodes. Regarde donc toujours aussi sous les feuilles. Si tu y trouves des œufs et des nymphes plates et que de petits insectes blancs s’envolent lorsque tu bouges la feuille, cela indique clairement une infestation d’aleurodes.

Comment reconnaître les aleurodes sur le cannabis ?

Une infestation se reconnaît souvent au fait que plusieurs minuscules insectes blancs s’envolent soudainement lorsqu’on bouge une feuille. Sur la face inférieure se trouvent généralement d’autres adultes, des œufs et des nymphes plates. Si des zones collantes ou des décolorations jaunâtres apparaissent en plus, un contrôle plus précis s’impose.

À quoi ressemblent les aleurodes adultes ?

Les aleurodes adultes ne mesurent qu’environ un à deux millimètres. Leur corps et leurs ailes sont recouverts d’une fine couche cireuse blanche, ce qui leur donne l’apparence de minuscules papillons blancs. Au repos, les ailes sont disposées en toit ou légèrement sur les côtés du corps.

Un seul individu passe facilement inaperçu. Lorsque les aleurodes se sont déjà davantage multipliés, plusieurs adultes se trouvent souvent sur la face inférieure d’une même feuille. Ils y sucent la sève et y pondent également leurs œufs.

À quoi ressemblent les œufs d’aleurodes ?

Les œufs sont minuscules et se trouvent principalement sur la face inférieure des feuilles. Selon l’espèce, ils sont déposés isolément ou en groupes, parfois selon une disposition circulaire. Les œufs fraîchement pondus sont généralement clairs et peuvent foncer au cours de leur développement.

À l’œil nu, les œufs isolés sont difficiles à distinguer. Une loupe est donc utile si tu as déjà repéré des aleurodes adultes et que tu veux savoir s’ils se reproduisent déjà sur la plante.

À quoi ressemblent les larves et les nymphes ?

Après l’éclosion, le premier stade larvaire est encore mobile et cherche un emplacement approprié sur la face inférieure de la feuille. Ce stade est aussi appelé crawler. Ensuite, les individus deviennent largement immobiles et restent plaqués contre la feuille.

Les nymphes sont ovales, plates et, selon leur stade de développement, presque transparentes à blanchâtres. Elles sont donc beaucoup moins visibles que les adultes et peuvent facilement être confondues avec de petits débris végétaux. Le dernier stade nymphal est souvent appelé puparium. C’est de celui-ci qu’émerge finalement l’aleurode adulte.

Où se trouvent les aleurodes sur le plant de cannabis ?

Si tu recherches des aleurodes, commence par contrôler la face inférieure des feuilles de cannabis. C’est là que se tiennent les adultes, que les œufs sont pondus et que les nymphes se développent. Les adultes et les œufs se trouvent souvent sur les feuilles plus jeunes, tandis que les nymphes plus âgées sont plutôt présentes sur des feuilles installées depuis plus longtemps sur la plante.

Vue de dessus, une plante de cannabis infestée peut au départ sembler tout à fait normale. En cas de suspicion, ne te contente donc pas d’observer les symptômes visibles : soulève prudemment quelques feuilles et examine-les par dessous.

Pourquoi les aleurodes s’envolent-ils lorsqu’on bouge la plante ?

Les aleurodes adultes réagissent rapidement aux perturbations. Lorsqu’une feuille colonisée est déplacée ou que la plante est légèrement secouée, les insectes s’envolent. Ils restent généralement à proximité et se reposent peu après sur une feuille. Ce comportement est l’un des signes les plus caractéristiques d’une infestation.

Conseil pratique : En cas de doute, bouge doucement une feuille. Si plusieurs minuscules insectes blancs ressemblant à de petits papillons s’envolent, examine ensuite attentivement la face inférieure. Si tu y trouves aussi des œufs ou des nymphes plates, cela indique très fortement une infestation d’aleurodes.
Caractéristique Qu’est-ce qui indique la présence d’aleurodes ? Comment vérifier
Petits insectes blancs Les adultes ne mesurent qu’environ 1 à 2 mm et ressemblent à de minuscules papillons blancs Examiner surtout soigneusement la face inférieure des feuilles
Les insectes s’envolent soudainement Lorsque des feuilles infestées sont bougées, les adultes s’envolent souvent immédiatement Bouger doucement une feuille suspecte
Nymphes plates Elles sont ovales, plates et restent presque immobiles sur la face inférieure des feuilles Utiliser une loupe pour rechercher des nymphes claires et plates
Feuilles collantes En cas de forte infestation, le miellat excrété peut rendre les feuilles collantes Contrôler aussi les feuilles situées sous les zones infestées
Feuilles jaunâtres Une succion prolongée peut entraîner des zones claires ou jaunâtres Rechercher des insectes et des nymphes sous les feuilles décolorées
Dépôt sombre Des champignons de fumagine sombres peuvent se développer sur le miellat collant Rechercher du miellat et une infestation sur les feuilles situées au-dessus

Quels dégâts les aleurodes provoquent-ils sur le cannabis ?

Les aleurodes sucent la sève des feuilles de cannabis et peuvent nettement affaiblir la plante en cas d’infestation importante. Quelques individus ne provoquent généralement pas encore de dégâts visibles. Mais si le ravageur se multiplie sans être dérangé, des feuilles jaunâtres, une croissance ralentie et du miellat collant peuvent apparaître.

Taches jaunes et chloroses

Lorsque de nombreux aleurodes et leurs nymphes sucent les feuilles pendant une longue période, les traces deviennent de plus en plus visibles. Les feuilles peuvent d’abord s’éclaircir par endroits, puis développer des zones jaunâtres. En cas de forte infestation, toute la plante perd visiblement de sa vigueur, la croissance peut ralentir et certaines feuilles peuvent mourir prématurément.

Des feuilles jaunes ne suffisent toutefois pas à identifier avec certitude les aleurodes. Des décolorations similaires peuvent également être causées par des problèmes nutritifs, d’autres ravageurs piqueurs-suceurs ou du stress. Le contrôle sous les feuilles est donc déterminant : si l’on y trouve des aleurodes, des œufs ou des nymphes plates, la cause devient beaucoup plus claire.

Pourquoi les feuilles de cannabis deviennent-elles collantes en cas d’infestation ?

Un autre signe frappant est la présence d’une couche collante ou légèrement brillante sur les feuilles. En se nourrissant, les aleurodes absorbent une sève riche en sucres et en excrètent une partie. Ce liquide sucré est appelé miellat.

Le miellat ne se dépose pas seulement sur la feuille infestée elle-même, il peut aussi goutter sur les feuilles situées en dessous. Si celles-ci deviennent soudainement collantes, contrôle également la face inférieure des feuilles placées au-dessus. Les aleurodes ne sont toutefois pas les seuls ravageurs à produire du miellat. Les pucerons sur le cannabis peuvent eux aussi laisser des dépôts collants.

Qu’est-ce que la fumagine et pourquoi peut-elle apparaître ?

Sur le miellat collant peuvent s’installer des champignons appelés fumagines. Ils forment un dépôt gris foncé à noir sur les feuilles et d’autres parties de la plante. Ces champignons n’attaquent pas directement les tissus végétaux, mais se développent sur les excrétions sucrées des ravageurs.

Un léger dépôt indique d’abord surtout que des quantités importantes de miellat sont déjà présentes. Si la fumagine se développe fortement, elle peut toutefois recouvrir une partie de la surface des feuilles et ainsi réduire la photosynthèse. Le miellat collant devient alors un problème supplémentaire pour la plante.

Que se passe-t-il en cas de forte infestation ?

Quelques aleurodes isolés ne déséquilibrent normalement pas une plante de cannabis en bonne santé. Le problème commence lorsque les insectes se multiplient sans être remarqués et colonisent de plus en plus de feuilles. De nombreux adultes et nymphes sucent alors simultanément la plante. La croissance peut ralentir, les feuilles peuvent jaunir, se flétrir et, en cas de forte infestation, finir par tomber.

Dans le même temps, la quantité de miellat augmente, tout comme le risque de fumagine. Les jeunes plantes, les petits plants ou ceux déjà affaiblis peuvent particulièrement souffrir d’une forte infestation. Ce n’est donc pas la découverte d’un seul aleurode qui est déterminante, mais le fait de trouver déjà des œufs, des nymphes et des adultes sur plusieurs feuilles et de voir leur nombre augmenter visiblement.

Aleurode ou autre ravageur du cannabis ?

Les aleurodes se reconnaissent surtout à trois éléments : les adultes sont minuscules, blancs et ressemblent à de petits papillons, ils se tiennent de préférence sous les feuilles et s’envolent souvent lorsqu’ils sont dérangés. Si l’on trouve en plus à cet endroit des œufs et des nymphes plates, l’infestation se distingue assez bien de nombreux autres ravageurs du cannabis.

Caractéristique Aleurode Puceron Thrips Moucheron du terreau Cochenille farineuse
Aspect 1 à 2 mm, blanc, ressemblant à un petit papillon Mou, généralement en forme de poire, couleurs variables Très fin et allongé Petits insectes sombres ressemblant à des moucherons Blanchâtre, cireux, souvent d’aspect cotonneux
Emplacement typique Surtout la face inférieure des feuilles Jeunes pousses et face inférieure des feuilles Feuilles, jeunes pousses et fleurs Adultes au niveau du substrat, larves à l’intérieur Aisselles des feuilles, tiges et zones protégées
Comportement lorsqu’on bouge la plante S’envole souvent immédiatement de la feuille Reste généralement en place, seules les formes ailées volent Se déplace rapidement et peut aussi s’envoler Vole plutôt près du sol et du substrat Ne s’envole pas
Miellat / feuilles collantes Typique en cas de forte infestation Également typique Non typique Non Possible
Symptômes typiques Éclaircissements, jaunissement, miellat Pousses et feuilles déformées, miellat Taches ou stries argentées, souvent avec de petits points noirs d’excréments Surtout des dégâts aux racines causés par les larves Dégâts de succion, problèmes de croissance et miellat
Jeunes stades Nymphes plates sur la face inférieure des feuilles Les jeunes ressemblent à de petits pucerons adultes Larves claires et étroites sur la plante Larves claires à tête sombre dans le substrat Jeunes également présents sur la plante

Aleurode ou pucerons ?

Les aleurodes et les pucerons ont un point commun frappant : tous deux sucent la sève et excrètent du miellat collant. Le simple fait que les feuilles de cannabis soient collantes ne permet donc pas encore de savoir lequel des deux ravageurs est en cause.

La différence apparaît généralement en regardant de plus près. Les pucerons ont un corps mou, plutôt trapu à piriforme, et beaucoup sont dépourvus d’ailes. Les aleurodes sont en revanche recouverts d’une poudre blanche et s’envolent souvent immédiatement lorsqu’on bouge une feuille infestée. Si tu hésites, tu trouveras d’autres critères dans notre article sur les pucerons sur le cannabis.

Aleurode ou thrips ?

Les thrips ont un aspect nettement différent. Ils sont fins et allongés et laissent souvent sur les feuilles des zones ou des stries argentées. De petits points noirs d’excréments à proximité de ces zones constituent un autre indice typique. Les thrips adultes peuvent eux aussi voler, mais ils ne ressemblent pas aux petits aleurodes blancs en forme de papillon.

Si tu observes surtout des zones argentées et de petits points noirs sans voir de nombreux insectes blancs s’envoler lorsque tu bouges les feuilles, il faut aussi envisager une infestation de thrips sur le cannabis.

Aleurode ou moucherons du terreau ?

Les moucherons du terreau se distinguent généralement assez facilement des aleurodes par leur emplacement. Ces petits moucherons sombres restent surtout près du substrat, tandis que leurs larves s’y développent. Les aleurodes et leurs différents stades se trouvent au contraire directement sur les feuilles, surtout sur leur face inférieure.

Si de petits moucherons sombres s’envolent du terreau lorsque tu arroses ou bouges le pot, cela indique plutôt des moucherons du terreau sur le cannabis. Si, au contraire, de petits insectes blancs s’envolent de la face inférieure d’une feuille lorsqu’on la touche, les aleurodes correspondent beaucoup mieux au diagnostic.

Aleurode ou acariens tétranyques ?

Les acariens tétranyques sont de minuscules arachnides incapables de voler. Une infestation se manifeste souvent par de nombreux petits points clairs sur les feuilles. Lorsqu’ils se sont fortement multipliés, de fines toiles peuvent aussi apparaître entre les feuilles, les pétioles et les pousses. De telles toiles ne sont pas produites par les aleurodes.

Si tu vois surtout de fins points clairs sur les feuilles ou même les premières toiles, mais aucun insecte blanc qui s’envole, compare les symptômes avec ceux des acariens tétranyques sur le cannabis.

Comment l’aleurode se développe-t-il et se reproduit-il ?

Les aleurodes traversent plusieurs stades de développement directement sur la plante. Des larves mobiles éclosent d’abord des œufs. Après avoir trouvé un emplacement approprié, les stades nymphaux suivants deviennent largement immobiles. L’aleurode adulte émerge finalement du dernier stade. La vitesse de ce cycle dépend notamment de l’espèce, de la température et de la plante hôte.

Stade de développement Aspect / comportement Où le trouver
Œuf Minuscule, généralement clair au début puis parfois plus sombre Sur la face inférieure des feuilles, souvent sur les plus jeunes
1er stade larvaire / crawler Très petit et d’abord mobile Sur la face inférieure des feuilles
Stades nymphaux suivants Ovales, plats et presque immobiles Fixés sur la face inférieure des feuilles
Puparium / dernier stade nymphal Plus marqué que les jeunes nymphes ; l’adulte en émerge ensuite Souvent sur les feuilles plus âgées
Adulte Environ 1 à 2 mm, recouvert de poudre blanche et capable de voler Surtout sur la face inférieure des jeunes feuilles

Comment la température influence-t-elle le cycle de vie ?

La vitesse de développement des aleurodes dépend fortement de la température. Dans une plage qui leur est favorable, le développement s’accélère avec la chaleur. Ainsi, quelques individus peuvent donner relativement vite une population plus importante dans une pièce de culture chaude ou une serre. À des températures plus fraîches, le développement est au contraire plus lent.

Il n’existe toutefois pas de durée de développement fixe. Outre la température, l’espèce d’aleurode et la plante hôte concernée jouent également un rôle. Chez l’aleurode des serres (Trialeurodes vaporariorum), le passage de l’œuf à l’adulte peut ne prendre que quelques semaines dans des conditions favorables. Il vaut donc la peine de surveiller même une infestation qui semble encore faible au départ.

Important : Si aucun aleurode adulte n’est visible après une première mesure, cela ne signifie pas encore que l’infestation est terminée. Des œufs et des nymphes peuvent toujours rester discrètement sur la face inférieure des feuilles. Continue donc à contrôler régulièrement les plantes pendant les semaines suivantes.

Comment les aleurodes arrivent-ils sur les plantes ?

Les aleurodes n’apparaissent pas simplement à cause d’un mauvais arrosage, d’une forte humidité ou d’un climat de culture défavorable. Les ravageurs doivent d’abord atteindre les plantes. Ils sont souvent introduits avec des plantes ou du matériel végétal déjà infestés. La chaleur et les conditions protégées peuvent ensuite favoriser une multiplication particulièrement rapide.

Introduction par des boutures et d’autres plantes

Les plantes déjà infestées constituent une voie d’introduction fréquente dans la culture. Les boutures et les jeunes plants peuvent être concernés, tout comme les plantes d’intérieur, les herbes aromatiques ou d’autres végétaux situés à proximité. Il n’est même pas nécessaire que des aleurodes adultes soient visibles : des œufs ou des nymphes peuvent aussi être introduits sans qu’on s’en aperçoive avec une nouvelle plante.

C’est précisément ce qui rend le contrôle précoce si important. Les nymphes plates restent fixées à la face inférieure des feuilles et sont faciles à manquer à l’œil nu. Une plante récemment introduite peut donc sembler parfaitement saine tout en transportant déjà des aleurodes.

Quelles conditions favorisent une infestation ?

Des conditions chaudes prolongées et la présence suffisante de plantes hôtes appropriées sont particulièrement favorables. En intérieur et sous serre, de nombreux ennemis naturels et influences météorologiques qui peuvent au moins partiellement limiter une population à l’extérieur sont en outre absents. Les aleurodes peuvent donc se multiplier rapidement dans des conditions protégées.

Une bonne circulation de l’air et un climat de culture équilibré sont certes utiles en général, mais ils ne résolvent pas une infestation déjà présente. Si des œufs et des nymphes se trouvent déjà sous les feuilles, un ventilateur plus puissant ne les fera pas disparaître. Il reste donc essentiel de détecter l’infestation le plus tôt possible et d’y réagir de manière ciblée.

Intérieur, serre, extérieur ou guérilla – où les aleurodes apparaissent-ils ?

Les aleurodes peuvent apparaître sur le cannabis aussi bien en intérieur que sous serre ou en extérieur. Cela vaut également pour les plantes cultivées en guérilla. Ces ravageurs apprécient particulièrement les conditions chaudes et protégées. À l’extérieur, la météo, les ennemis naturels et les autres plantes hôtes présentes aux alentours jouent en revanche un rôle plus important.

Situation de culture Qu’est-ce qui est typique ? Ce qu’il faut surveiller
Box de culture en intérieur Une chaleur constante et le faible nombre d’ennemis naturels peuvent favoriser une multiplication rapide Contrôler soigneusement les nouvelles plantes et regarder régulièrement sous les feuilles
Serre Les conditions chaudes et protégées sont particulièrement favorables à des espèces comme Trialeurodes vaporariorum et Bemisia tabaci Contrôler régulièrement les plantes ; les pièges jaunes peuvent aider au suivi et les auxiliaires peuvent être introduits précocement
Extérieur La météo et les ennemis naturels influencent davantage le développement que dans des conditions protégées Contrôler la face inférieure des feuilles et surveiller aussi les autres plantes hôtes possibles à proximité immédiate
Culture guérilla Les plantes sont généralement contrôlées moins souvent, de sorte qu’un début d’infestation peut passer inaperçu plus longtemps À chaque visite, examiner la face inférieure de quelques feuilles et rechercher des insectes blancs qui s’envolent, des œufs, des nymphes et du miellat

Comment limiter une infestation d’aleurodes ?

Contre les aleurodes, une seule mesure apporte souvent peu de résultats. Il est plus judicieux de déterminer d’abord jusqu’où l’infestation s’est déjà propagée. On peut ensuite combiner des mesures mécaniques, des contrôles réguliers et, surtout en intérieur ou sous serre, des auxiliaires adaptés.

Évaluer d’abord l’ampleur de l’infestation

Si tu as découvert les premiers aleurodes, ne te contente pas d’examiner la feuille concernée. Contrôle plusieurs feuilles ainsi que les plantes voisines et recherche tout particulièrement :

  1. des aleurodes adultes,
  2. des œufs et des nymphes plates,
  3. du miellat collant,
  4. des décolorations claires ou jaunâtres des feuilles,
  5. une fumagine sombre sur les feuilles les plus touchées.

Plus tu repères tôt les foyers d’infestation, plus il est facile de freiner la propagation. En revanche, si des œufs, des nymphes et des adultes sont déjà présents sur de nombreuses feuilles, il ne suffit pas d’éliminer uniquement les insectes volants visibles.

Retirer les feuilles fortement infestées

Si seules quelques feuilles sont fortement occupées par des œufs et des nymphes, elles peuvent être retirées avec précaution. Cela permet d’éliminer directement une partie de la population de la plante. Les feuilles retirées ne doivent ensuite pas rester à côté des plantes ni être déposées sur un compost ouvert d’où les adultes pourraient revenir en volant.

Il ne faut toutefois pas en faire trop. Si de nombreuses feuilles sont déjà touchées, une défoliation importante n’est pas une bonne solution. La plante perdrait inutilement une surface foliaire saine, tandis qu’une partie des aleurodes resterait malgré tout dans la culture.

Peut-on rincer les aleurodes du cannabis à l’eau ?

En cas de légère infestation, un rinçage prudent peut aider à retirer mécaniquement une partie des aleurodes des feuilles. Il faut surtout viser la face inférieure des feuilles, car c’est là que se trouvent la majorité des individus et des stades de développement.

Cela règle toutefois rarement complètement le problème. Les œufs et les nymphes fermement fixées peuvent rester sur les feuilles et produire la génération suivante. Pendant la floraison, une prudence supplémentaire s’impose : les fleurs de cannabis denses ne devraient pas être inutilement détrempées, car une humidité persistante peut y provoquer d’autres problèmes.

Les pièges jaunes sont-ils efficaces contre les aleurodes ?

Les pièges jaunes sont surtout utiles pour détecter les aleurodes précocement et suivre leur évolution. Les adultes volants sont attirés par la surface jaune et restent collés sur la glu. En revanche, un piège jaune n’atteint ni les œufs ni les nymphes situés sous les feuilles de cannabis.

Les pièges jaunes constituent donc un bon outil de contrôle et peuvent en même temps capturer une partie des adultes. Si tu y trouves soudain les premiers aleurodes, regarde immédiatement sous les feuilles. En cas de forte infestation, les pièges jaunes ne suffisent toutefois pas à eux seuls, car une grande partie de la population continue à se développer directement sur la plante.

Si des auxiliaires sont utilisés en parallèle, il faut manier les pièges englués avec prudence. Des insectes utiles volants peuvent eux aussi y rester collés. Le nombre de pièges jaunes utilisés et leur emplacement doivent donc être adaptés à la stratégie de lutte biologique choisie.

Conseil pratique : Observe régulièrement les pièges jaunes et regarde si, avec le temps, davantage ou moins d’aleurodes s’y collent. Ne te fie toutefois pas uniquement aux pièges : ce qui se passe sous les feuilles est décisif. C’est là que tu peux voir s’il reste des œufs et des nymphes et si de nouveaux adultes continuent d’émerger.

Quels auxiliaires sont efficaces contre les aleurodes ?

Surtout en intérieur et sous serre, des auxiliaires peuvent aider à maintenir les aleurodes sous contrôle. De minuscules guêpes parasitoïdes comme Encarsia formosa ont particulièrement fait leurs preuves. Selon l’espèce d’aleurode, la température et l’ampleur de l’infestation, Eretmocerus eremicus, certains acariens prédateurs ou d’autres ennemis naturels peuvent également convenir.

Encarsia formosa

Encarsia formosa est une petite guêpe parasitoïde d’environ un demi-millimètre, utilisée depuis de nombreuses années pour le contrôle biologique des aleurodes. Les femelles recherchent spécifiquement des nymphes adaptées sur la face inférieure des feuilles et les parasitent. La descendance de la guêpe se développe ensuite dans l’hôte, qui meurt au cours du processus.

Chez l’aleurode des serres, une parasitation réussie peut parfois même être observée à l’œil nu : les nymphes parasitées deviennent progressivement foncées à noires. Si de telles nymphes sombres restent sur la feuille, cela ne signifie donc pas nécessairement que l’auxiliaire ne fonctionne pas.

Il faut surtout un peu de patience. Encarsia formosa n’agit pas en quelques heures comme un produit de contact. Les guêpes doivent d’abord trouver les nymphes et les parasiter. Elles sont donc particulièrement intéressantes lorsque les aleurodes sont détectés tôt et qu’une énorme population ne s’est pas encore constituée.

Eretmocerus eremicus

Une autre possibilité est Eretmocerus eremicus. Cette petite guêpe parasitoïde parasite elle aussi les nymphes d’aleurodes et est notamment utilisée contre l’aleurode des serres (Trialeurodes vaporariorum) et l’aleurode du tabac (Bemisia tabaci).

Eretmocerus eremicus tolère aussi des conditions relativement chaudes et est donc utilisé, selon la situation, seul ou avec d’autres auxiliaires dans les programmes de protection biologique des plantes. L’espèce la mieux adaptée et le nombre d’individus nécessaires dépendent notamment de la température, de l’ampleur de l’infestation et de la surface. Il faut suivre les indications précises du fournisseur d’auxiliaires concerné.

Acariens prédateurs et autres ennemis naturels

Les guêpes parasitoïdes ne sont pas les seules options. L’acarien prédateur Amblyseius swirskii mange notamment les œufs et les jeunes nymphes d’aleurodes. Il est surtout intéressant dans des conditions chaudes et protégées. Il peut en même temps s’attaquer aux jeunes stades de certains thrips.

Il existe aussi des punaises prédatrices comme Macrolophus pygmaeus, qui consomment également des aleurodes. Ces auxiliaires ne sont toutefois pas automatiquement le meilleur choix pour chaque plant de cannabis ou chaque culture. Leur adéquation dépend fortement des conditions et de la quantité de nourriture disponible. Certaines punaises prédatrices peuvent en outre piquer les tissus végétaux en cas de manque de proies.

Important : Si tu souhaites utiliser des auxiliaires, vérifie d’abord quels produits ont déjà été appliqués sur les plantes. Les insecticides, savons, huiles et autres préparations peuvent aussi toucher les auxiliaires introduits ou réduire leur efficacité. Les informations concernant la compatibilité et d’éventuels délais d’attente sont fournies par le fournisseur d’auxiliaires concerné.

Le savon potassique et l’huile de neem sont-ils efficaces contre les aleurodes ?

Le savon potassique et le neem sont souvent cités lorsqu’il est question d’aleurodes. Mais ce n’est pas si simple : l’utilisation d’un produit dépend du produit concret, de son autorisation et du stade de la plante. Les remèdes maison préparés soi-même ne constituent pas automatiquement une bonne alternative et peuvent, dans le pire des cas, endommager davantage la plante.

Savon potassique – effets et limites

Les produits adaptés à base de sels de potassium d’acides gras agissent lorsqu’ils entrent directement en contact avec les ravageurs. Contre les aleurodes, il est donc essentiel d’atteindre aussi la face inférieure des feuilles. C’est en effet là que se trouvent les adultes et une grande partie des jeunes stades de développement.

Il faut distinguer ces produits des mélanges faits maison à base de liquide vaisselle, de savon ménager et d’eau. De tels mélanges peuvent contenir des ingrédients supplémentaires ou être beaucoup trop concentrés et ainsi endommager les feuilles. Si un produit de ce type doit être utilisé, un produit adapté et autorisé, appliqué conformément aux instructions du fabricant, constitue un choix nettement préférable.

Neem – pas automatiquement adapté à toutes les situations

Avec le neem aussi, il vaut la peine d’examiner précisément le produit. Les préparations à base de neem n’ont pas toutes la même composition. Certains produits contiennent par exemple la substance active azadirachtine, qui peut notamment influencer l’alimentation et le développement de différents insectes nuisibles. Il ne faut toutefois pas en conclure que n’importe quel mélange maison d’huile de neem et d’eau convient au cannabis.

Il faut être particulièrement prudent pendant la floraison. Les fleurs ne devraient pas être simplement pulvérisées avec de l’huile de neem ou d’autres préparations. L’autorisation du produit, son domaine d’utilisation prévu ainsi que les instructions du fabricant sont toujours déterminants.

Que peut-on faire contre les aleurodes pendant la floraison ?

Pendant la floraison, il convient d’être particulièrement réservé avec les pulvérisations. Les résidus sur les fleurs et l’humidité supplémentaire ne sont pas souhaitables. Les mesures mécaniques, les contrôles réguliers et, dans des conditions adaptées, les auxiliaires deviennent donc particulièrement intéressants à ce stade.

Si l’infestation reste limitée, certaines feuilles fortement colonisées peuvent être retirées et la face inférieure des feuilles restantes contrôlée régulièrement. Les pièges jaunes aident à surveiller les aleurodes adultes. En intérieur et sous serre, des auxiliaires adaptés peuvent également être utilisés sans recouvrir les fleurs d’un dépôt de pulvérisation.

En cas de forte infestation, la tentation est grande de recourir rapidement à n’importe quel remède maison. C’est justement à ce moment qu’il ne faut pas pulvériser au hasard des huiles, savons ou mélanges faits maison dans les fleurs. Outre les éventuels résidus, une pulvérisation apporte de l’humidité supplémentaire dans les fleurs denses et peut ainsi favoriser d’autres problèmes.

Comment prévenir les aleurodes pendant la culture ?

Le mieux est évidemment d’éviter d’introduire des aleurodes dans la culture. Les nouvelles plantes doivent donc être contrôlées minutieusement. Il est tout aussi important de regarder régulièrement sous les feuilles, car une petite infestation est nettement plus facile à maîtriser qu’une population déjà répartie sur plusieurs plantes.

  1. Contrôler les nouvelles plantes : examiner soigneusement les boutures, jeunes plants et autres végétaux avant de les introduire. La face inférieure des feuilles est particulièrement importante, car des œufs et des nymphes discrètes peuvent s’y cacher.
  2. Garder d’abord les nouvelles plantes séparées : si possible, ne pas placer immédiatement les nouvelles plantes au milieu du stock existant, mais les observer séparément pendant quelques jours.
  3. Regarder régulièrement sous les feuilles : ne pas attendre que de nombreux insectes blancs s’envolent déjà au contact de la plante. Des foyers isolés sont repérés beaucoup plus tôt grâce à des contrôles réguliers.
  4. Utiliser des pièges jaunes pour le contrôle : ils peuvent aider à détecter précocement quelques aleurodes adultes. Ils ne remplacent toutefois pas l’inspection des feuilles.
  5. Retirer le matériel végétal infesté : ne pas laisser dans la zone de culture des feuilles coupées ou d’autres débris végétaux si des aleurodes ou leurs stades de développement s’y trouvent.
  6. Surveiller les autres plantes : les plantes d’intérieur, herbes aromatiques, légumes et autres végétaux à proximité peuvent eux aussi héberger des aleurodes et devenir le point de départ d’une infestation.
  7. Maintenir la zone de culture propre : des surfaces de travail et des outils propres n’empêchent certes pas directement les aleurodes, mais font partie d’une bonne gestion des plantes et facilitent le contrôle de la culture.
  8. Surveiller la température et le climat : dans des conditions durablement chaudes et protégées, les aleurodes peuvent se multiplier plus rapidement. Le climat doit donc être adapté à la situation de culture concernée.

Toutes les décolorations ou anomalies des feuilles ne sont pas causées par un ravageur. Tu trouveras un aperçu d’autres causes possibles dans notre rubrique consacrée aux problèmes et maladies des plantes de cannabis.

Quelles erreurs faut-il éviter avec les aleurodes ?

De nombreux problèmes ne viennent pas du fait qu’aucune action n’est entreprise contre les aleurodes, mais de mesures qui ne touchent qu’une partie de l’infestation. Les stades de développement sous les feuilles sont particulièrement souvent négligés, tandis que l’efficacité des pièges jaunes et des traitements uniques est surestimée.

Erreur fréquente Pourquoi cela ne fonctionne pas
Rechercher uniquement les insectes volants Une grande partie de l’infestation se trouve sous forme d’œufs ou de nymphes sous les feuilles et passe ainsi inaperçue.
Se fier uniquement aux pièges jaunes Ce sont surtout les adultes qui se retrouvent sur les pièges. Les œufs et les nymphes continuent à se développer sur la plante.
Attribuer immédiatement les feuilles collantes aux aleurodes Les pucerons et d’autres ravageurs piqueurs-suceurs peuvent eux aussi laisser du miellat. Seul le contrôle de la face inférieure des feuilles permet d’y voir plus clair.
S’arrêter après une seule mesure Les œufs et les nymphes restants peuvent poursuivre leur développement. Des contrôles répétés sont donc particulièrement importants.
Utiliser du liquide vaisselle au lieu d’un produit adapté Les produits ménagers peuvent contenir des parfums, des tensioactifs et d’autres additifs et, à une concentration inadaptée, endommager les feuilles.
Pulvériser sans discernement pendant la floraison Les préparations peuvent laisser des résidus et apporter une humidité supplémentaire dans les fleurs. Une prudence particulière s’impose à ce stade.
Introduire des auxiliaires juste après des pulvérisations Les résidus de certains produits peuvent également nuire aux guêpes parasitoïdes, aux acariens prédateurs et à d’autres auxiliaires. La compatibilité et les délais d’attente doivent être vérifiés au préalable.
Ajouter de nouvelles plantes sans les contrôler Les œufs et les nymphes plates sont justement faciles à manquer et peuvent ainsi être introduits discrètement dans une culture jusque-là saine.

FAQ sur les aleurodes sur le cannabis

Q : Les aleurodes sont-ils vraiment des mouches ?
R : Non. Malgré leur nom, les aleurodes appartiennent à la famille des Aleyrodidae (Aleyrodidae) et sont notamment apparentés aux pucerons et aux cochenilles. Leur nom vient des ailes recouvertes d’une fine poudre blanche chez les adultes.

Q : Quelle taille ont les aleurodes sur le cannabis ?
R : Les aleurodes adultes ne mesurent généralement qu’environ un à deux millimètres. La couche cireuse blanche qui recouvre leur corps et leurs ailes les rend néanmoins assez visibles, surtout lorsque plusieurs individus s’envolent simultanément d’une feuille.

Q : Comment reconnaître les aleurodes avec certitude ?
R : Un indice clair est la présence de minuscules insectes blancs ressemblant à de petits papillons, installés sous les feuilles et qui s’envolent lorsqu’on bouge la feuille. Si tu y trouves en plus des œufs et des nymphes plates, presque immobiles, cela indique très fortement la présence d’aleurodes.

Q : Pourquoi les aleurodes se trouvent-ils sous les feuilles de cannabis ?
R : La face inférieure des feuilles est leur emplacement préféré. Les insectes y sucent la sève, les femelles y pondent leurs œufs et les nymphes s’y développent directement.

Q : Pourquoi mes feuilles de cannabis sont-elles collantes ?
R : Chez les aleurodes, le miellat peut en être responsable. Les ravageurs excrètent ce liquide sucré lorsqu’ils se nourrissent. Des feuilles collantes ne prouvent toutefois pas à elles seules une infestation, car les pucerons peuvent eux aussi laisser du miellat.

Q : Qu’est-ce que le dépôt noir sur les feuilles infestées ?
R : Des champignons de fumagine peuvent se développer sur le miellat collant. En cas de forte infestation, ce dépôt peut recouvrir de grandes parties de la surface des feuilles et notamment réduire la photosynthèse.

Q : Les pièges jaunes sont-ils efficaces contre les aleurodes ?
R : Oui, surtout pour la détection précoce et le suivi. Les aleurodes adultes restent collés sur les surfaces engluées. Les œufs et les nymphes sous les feuilles ne sont toutefois pas capturés. En cas de forte infestation, les pièges jaunes ne suffisent donc pas à eux seuls.

Q : Quelles guêpes parasitoïdes sont efficaces contre les aleurodes ?
R : La plus connue est Encarsia formosa, qui parasite les nymphes d’aleurodes. Selon l’espèce d’aleurode, la température et les conditions de culture, Eretmocerus eremicus peut également convenir.

Q : Peut-on rincer les aleurodes à l’eau ?
R : Un rinçage prudent peut retirer une partie des insectes des feuilles et réduire temporairement la population en cas de légère infestation. Des œufs et des nymphes fermement fixées peuvent toutefois rester. Il faut donc continuer ensuite à contrôler la face inférieure des feuilles.

Q : Le neem est-il efficace contre les aleurodes sur le cannabis ?
R : Certaines préparations à base de neem contiennent des substances actives comme l’azadirachtine, utilisées contre différents insectes nuisibles. Il faut toutefois vérifier sur l’étiquetage si un produit concret est adapté et autorisé pour l’usage concerné. Les mélanges maison d’huile de neem ne constituent pas automatiquement une alternative appropriée.

Q : Peut-on agir contre les aleurodes pendant la floraison ?
R : Oui. Pendant la floraison, il faut toutefois être particulièrement prudent avec les pulvérisations. Les mesures mécaniques, les contrôles réguliers, les pièges jaunes pour le suivi et, dans des conditions adaptées, les auxiliaires peuvent alors être particulièrement intéressants.

Q : Comment les aleurodes arrivent-ils dans une culture en intérieur ?
R : Une voie fréquente est l’introduction de boutures, de jeunes plants ou d’autres végétaux déjà infestés. Les œufs et les nymphes plates sur la face inférieure des feuilles passent particulièrement facilement inaperçus. Les nouvelles plantes doivent donc être contrôlées attentivement avant d’être placées avec les autres.

Q : Les aleurodes sont-ils la même chose que les moucherons du terreau ?
R : Non. Les moucherons du terreau sont de petits moucherons sombres dont les larves se développent dans le substrat. Les aleurodes sont des Aleyrodidae recouverts d’une poudre blanche, dont les œufs et les nymphes se trouvent sur la face inférieure des feuilles.

Détecter tôt les aleurodes et limiter l’infestation

Avec les aleurodes sur le cannabis, il vaut la peine d’examiner la plante de plus près le plus tôt possible. Si plusieurs minuscules insectes blancs s’envolent lorsqu’on bouge une feuille, l’étape suivante consiste à contrôler sa face inférieure. Les œufs et les nymphes plates, le miellat collant et les premières décolorations jaunâtres fournissent d’autres indices d’une infestation.

Éliminer uniquement les adultes visibles ne suffit généralement pas. Des œufs et des nymphes peuvent rester sur les feuilles et donner plus tard une nouvelle génération. La plante doit donc être surveillée pendant une période prolongée. Les pièges jaunes aident à suivre l’évolution de la population adulte. En intérieur et sous serre, des auxiliaires comme Encarsia formosa peuvent en plus être utilisés contre les nymphes.

Une infestation est plus facile à limiter tant que seules quelques plantes sont touchées. En contrôlant les nouvelles plantes avant de les introduire et en regardant de temps en temps sous les feuilles même sur les plantes saines, on repère souvent les aleurodes avant l’apparition de miellat, de fumagine ou de dégâts clairement visibles.

Sources et informations complémentaires

J. von Cannapot

J. Cannapot

J. est le fondateur de Cannapot et est considéré comme un expert dans le domaine du cannabis, avec une spécialisation dans les variétés de cannabis. Il possède de solides connaissances sur le sujet ainsi que de nombreuses années d’expérience dans le secteur. Depuis de nombreuses années, J. se consacre intensivement aux variétés et à différents produits liés au cannabis et au chanvre.

Info

Blue Dream - Cannapot Seeds

Blue Dream est une excellente variété de cannabis (une plant dominante sativa), un croisement propre à la maison Cannapot - produit en Espagne, ce croisement de Super Silver Haze avec la Blueberry de la société (elle-même un croisement de DJ Short Bluberry x DJ Short TrueBlueberry) avec une légère touche d'Indica est une véritable merveille de myrtille, agrumes, pin et baies.